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Sunday, July 30, 2017

home(t)raveling: mois 1!

with a "little" help from our friends...


Voilà, ça y est : ça fait un mois déjà qu'on a les clefs et deux semaines qu'on s'est "installés" - les guillemets sont là pour relativiser le degré d'installation. Mais après tout c'est l'été ariégeois, il fait toujours beau et chaud, les fruits mûrissent tout seuls dans le jardin, au point qu'on se demande si ce n'est pas Masanobu Fukuoka en personne qui s'en est non-occupé ces dix dernières années. Du coup, à part se débarrasser du lierre petit à petit, mètre carré par mètre carré de mur ou de sol, on va plutôt essayer de planter plus qu'on n'arrache. Eso sí, la règle numéro 1 : faut qu'ça s'mange et/ou qu'ça soigne !
le petit grand miracle d'avoir des amis qui font entrer la lumière...

En fil rouge de ce premier mois d'home(t)raveling : les amis, qui sont venus nous voir et mettre la main (et la patte) à la pâte. Certains pour quelques heures, un ou deux jours, d'autres "un peu" plus longtemps - les guillemets sont là pour souligner délicatement l'euphémisme, façon ombre à paupière. Après la visite-éclair de M., M. et U., on a retrouvé N. et A.-S. un dimanche matin avant de recevoir d'un coup L. et G.

C'est là que les choses sérieuses ont commencé. L'équipe de choc, libérée pendant 36 heures d'un Futuna terrassé par la grippe (en plein été ariégeois, dans le plus pur style man flu), a décidé de s'échauffer dans l'étable. Objectif(s) : vider tout le capharnaüm pourri, rouillé, cassé, rapiécé, décomposé, momifié et composté accumulé sur le sol du premier niveau, trier et jeter tout ça, démonter les planchers et laisser la structure porteuse à nu en vue de démontage, traitement et restauration. Agonisant sur le canapé en palette transformé à la hâte en hôpital de brousse; à la fois à moitié étouffé et tout entier grelottant sous 3 ou 4 sacs de couchage en pur duvet d'oie de Gascogne, la vue brouillée par d'épaisses volutes que dessinait la fièvre, dans un état de semi-inconscience, Futuna n'a rien vu et à peine entendu le fracas : "Dieu! La voix sépulcrale des Djinns - quel bruit ils font! Fuyons sous la spirale de l'escalier profond" (merci, Victor, de l'avoir si bien dit!). Quand il est revenu à lui, il restait juste à prendre l'appareil photo pour préparer une petite séance d'avant/après.

On commence donc par l'étable :

et pour démarrer en douceur, voici un petit "avant/après" assez classique : vue du bidule d'en bas et du bidule d'en haut - dingue, non? 

Encore une fois : spécials remerciements à notre cordiste attitré et favori, G., pour le travail titanesque et en hauteur, ainsi qu'à l'équipe au sol pour le recyclage, la séparation, l'entreposage et le nettoyage! Il leur a fallu une journée pour un poste qu'on avait estimé à une petite semaine à nous deux... Voilà, ça, c'est fait! Du coup, quand on s'est retrouvés à nouveau tous les 4 le lendemain - aussi au complet que le club des 5 quand ils sont tous là sauf le chien, ou au contraire comme les 3 mousquetaires qui ont toujours été quatre - on a décidé que décidément oui, on en voulait encore. Et on est allés s'occuper de la cuisine et du salon. Objectif(s) : ouvrir l'espace et piquer tous les murs pour revenir à la ge de pierre. L'idée étant de refaire des enduits traditionnels en chaux-chanvre pour isoler tout en laissant respirer les murs; et l'idée étant plus de montrer ce qu'on fait que de parler de ce qu'on aimerait faire. ;) Puis c'est vrai qu'avant de faire, il faut souvent défaire, disait le vieux sage.

Bref, on continue avec la cuisine et le salon :

le rez-de-chaussée "avant" en mode fake-oramique : cheminées, portes, murs, papier-peint (!), encore des murs et... plus de papier-peint (!) 
en 5 images, le résultat de 2 jours de travail et 2 jours de plus pour recueillir et évacuer les gravats puis nettoyer: let the sunshine, the sun shine in...
En retirant les faux-plafonds en lattis plâtré, on avait pu s'assurer que les cloisons du couloir ne reprenaient aucun poids : le lattis était continu au-dessus des murs et n'était ni écrasé ni déformé. Pas de danger, on pouvait les enlever puisqu'elles ne travaillaient pas! Le perfo' a donc repris du service et les sacs à gravats ont à nouveau eu de quoi combler leur vide existentiel. Hum... Puis bon, à force, travailler comme des forçats du matin au soir et au grand air, j'veux bien. Mais ça vous ouvre l'appétit, tiens! Donc on a aussi un peu pris soin de nous et on s'est gâtés mutuellement. Comprendre : on a cuisiné à tour de rôle. À un moment donné et en tout cas beaucoup trop tôt, L. a du retourner à Barcelone et on s'est retrouvés tous trois face à la place qu'elle venait de laisser. Snif. Pour se consoler, on est partis finir la mission qu'elle avait si bien commencée: restaurer les portes des chambres (entendre: décaper les quelques couches de peinture épaisse accrochée jusqu'au fond des moulures, gratter et poncer tout ça comme des dingues, faire trois passages généreux de xylophène contre les bébêtes qui à une époque ou une autre y ont élu domicile et puis, bin non tant pis, on f'ra la vaisselle demain matin on va pas reboucher tout ça avec de l'enduit ni les maquiller comme des voitures volées, ni les repeindre façon ravalement de façade pour prétendre qu'elles sont neuves. On va plutôt la jouer beauté au naturel à la Beyonce et #Photoshop, non merci...)

you know that it would be untrue, you know that I would be a liar, if I were to say to you: Girl, we couldn't get much higher...
Heureusement, très vite après ça, notre cher U. a fait une étape de quelques jours sur son summer tour et on a récupéré une équipe de choc. Avec des batteries chargées à bloc et une furieuse envie de cuisiner qu'il a d'ailleurs assouvie sans retenue, il nous a communiqué son énergie hipster d'estivalier festivant - à moins que ce ne soit le contraire? Et nous a aussi beaucoup gâtés! Pendant les horaires de travail et aux fourneaux. Pour ne citer qu'elle, l'extraordinaire blue rondo ala Turquiche-lorraine qui passera à la postérité bien qu'on n'ait pas eu le temps de lui tirer le portrait of Tracy. Il a aussi trouvé le temps de gagner une grande bataille contre le lierre, avant de s'envoler vers d'autres horizons et d'y retrouver d'autres estivants festivaliers - à moins que ce ne soit l'inverse? Dans ce florilège de coups de main et de soutien moral et physique, il nous faut aussi remercier beaucoup beaucoup beaucoup nos Lauragois préférés, C. et L., qui ont reçu, pris en charge, accompagné, conseillé et mentor-é un Futuna #au bord de la crise de nerd* dans sa toulousaine croisade pour récupérer d'urgence une bécane et pouvoir se remettre au travail vu qu'août promettait un pic d'activité aussi inattendu qu'opportun. Et que les semaines allaient être "chargées". Oui.

fidèle à son éthique, U. s'isole pour ne pas faire la même photo que tout le monde.
Ce qui n'est pas un problème, au contraire! C'est du travail. Justement, on adore ça. Et on dormira cet hiver. Et comme ça, on ne passe pas juste toutes nos journées à travailler au chantier : on passe aussi la moitié de nos nuits à faire nos journées de traducteurs. Ha ha! Et peut-être que vous ne saviez pas que Wallis est à temps partiel dans un cabinet vétérinaire voisin, pour occuper encore une demie-journée çà et là.

Donc, voilà : incroyable mais vrai, l'eusses-tu cru? etc. En dix jours et après une vingtaine de voyages à la déchetterie avec le 2c15 (dont l'essieu arrière est depuis revenu à l'état sauvage) et une remorque prêtée (main forte) par J.-M. (un ami du coin et du cru qu'on salue et qu'on remercie encore chaleureusement au passage pour son aide, son enthousiasme et ses réponses à toutes les questions que l'on peut se poser), avec une soixantaine de sacs à gravats (enfin, y'en a que 9 mais on les réutilise, hein!), des big bags, de grosses poubelles de 80 litres et avec toute l'expertise d'un cordiste sur-entraîné, on a vidé TOUTE la m---- accumulée ici depuis au moins II siècles! Comme dirait le gars de la fromagerie Saint-Augustin : "t'as qu'à vider c'qu'était plein lô, pis l'remplir une fois qu'y s'ra vide." On a fêté tout ça et cette date symbolique du premier mois en faisant la montée au sommet du pic, juste au fond du jardin, un jour que le soleil descendant caressait les flancs du Prat d'Albis et que la lumière était belle. On se serait cru dans un roman de Giono, sauf que ça manquait de moutons et que ce n'était pas la Provence. Mais pour le reste, on y était...

un peu de chanson francophone: tout près du ciel j'ai ma maison, là-haut il fait si bon. ça vous rappelle quelque chose? rien? un classique!

L'heure de conclure: ça fait un mois à peine et déjà, on dirait ailleurs, une autre maison. Ou plutôt non : on dirait enfin cette maison, ici! Et on dirait le sud, oh oh. Le temps dure longtemps. Et l'énergie a changé et c'est comme si tout ça respirait à nouveau (et toujours en été**). C'est sans doute le plus agréable, de sentir que tout cet enthousiasme qu'on dépose ici flotte dans l'air des pièces, danse dans les raies de lumière devant des fenêtres et crisse un peu sous le pied, des fois, dans l'escalier. On est morts de fatigue mais super contents et on remercie infiniment tous ceux qui sont venus apporter leur(s) pierre(s) à l'édifice. Le projet est énorme et des fois on chante un peu faux, mais on sait qu'on s'en sortira, avec un petit coup de main de nos amis...






Merci encore,
à bientôt
et plein de bises.
On vous aime!
Wallis & Futuna


____________________________


* je sais que c'est la honte et la zer-mi, mais je tiens à préciser que je suis absolument fier et ravi de ce calembour. sur lequel je plante, sans que mon bras tremble le moins du monde, le drapeau chatoyant d'Un(t)ravelandie. Et j'ajoute : je suis en train de me marrer tout seul en le disant à voix basse: au bord de la crise de nerd. Énorme. L. F., MERCI pour ton intervention miraculeuse et si tu me lis, celui-ci est pour toi!

** et tant qu'on y est, merci à M. Bernard Lavilliers qui ne nous lit sûrement pas mais qu'on écoute avec toujours autant de plaisir, qu'il chante Nino ou Bonga...

Saturday, November 12, 2016

Jusqu'au bout du Sud (1 de 8)


quais de gare, correspondances, terminus et trains à tête d'insecte-cyber!
Après presqu'un mois et demi passé, comme dans un rêve, au bord de la baie de Kumihama chez Atsushi-san et sa famille - et à peine remis des émotions de la névrite vestibulaire foudroyante de Futuna - on a finalement quitté le Kansai, non sans avoir fait une petite escapade le long de la péninsule de Kyotango et jusqu'à Amanohashidate (pour les curieux, ça se passe ici!). À grand renfort de trains et bus locaux, on a ensuite rejoint - juste à temps et un peu incrédules - une Kyoto pleine à craquer de touristes de tous poils et de toutes nationalités, venus en masse pour voir défiler l'extraordinaire et célébrissime Jidai Matsuri. Notre intention était de passer deux ou trois jours en ville, histoire de voir ou revoir quelques-uns de ses plus de mille temples, de se poser pour écrire des cartes postales et un ou deux articles de ce blog dont le retard s'aggravait. Hélàs, toutes les pensions, guesthouses, auberges et petits hôtels dans notre budget affichaient complet, comme les hôtes Helpx et Couchsurfing qu'on avait contactés en catastrophe 4 ou 5 jours à l'avance. Ce festival, l'un des plus courus de tout le Japon, attire des dizaines de milliers de touristes chaque année et la ville en est absolument saturée. Au-delà des difficultés pour trouver un hébergement, toutes gammes confondues, les transports publics sont blindés et la gare centrale ressemble à la Rambla ou à la rue Saint-Rome un samedi de fin de soldes! On a ainsi passé près de 40 minutes à faire le pied-de-grue, vers 10 heures du matin en descendant du train, pour finalement trouver, non sans s'attirer les regards haineux de familles moins opiniâtres ou moins organisées, un casier de consigne pour nos gros sacs...

télé à la carte et boisson énergétique TRÈS puissante: bienvenue au Love Hotel!
Mais avant de continuer - et puisqu'on parle ici de voyage vers l'inconnu - revenons une douzaine d'heures en arrière. La veille, après cette escapade romantique et sauvage tout autour de la péninsule de Kyotango, il nous avait fallu trouver un endroit où dormir. La nuit était tombée très vite et les abords de Fukuchiyama, ville moyenne où nous avait laissé le dernier train en provenance d'Amanohashidate, ne se prêtaient guère au camping sauvage. En tout cas, on n'avait eu ni le temps ni l'énergie de chercher un spot discret, convenable et facile d'accès. On se sentait fatigués et la perspective de tout déballer, monter le camp et cuisiner dans le noir ne nous enchantait pas. Il y avait une seule alternative et on n'a pas beaucoup douté avant de mettre le cap dessus: un Love Hotel repéré quelques jours auparavant sur Google, juste au cas où. On vous en a déjà parlé (on en a déjà usé et abusé, aussi) en Corée du Sud: si l'on fait abstraction du cadre kitsch-sordide - ou si au contraire on adore ça! - le Love Hotel est une option épatante d'hébergement bon marché et sans souci: plein de "services" inclus et plein d'autres "à la carte" si on veut ; des chambres au décor original ; une bouilloire, un micro-ondes et des trucs utiles en tout genre dans la chambre ; et personne pour vous emm... En bref, c'est le pied! Dans celui-ci, on a pu évidemment se doucher et préparer notre dîner, regarder n'importe quoi sur la télé grand écran, se faire des thés et des cafés instantanés au lait en poudre presque toute la nuit, ou mettre à sécher quelques fringues lavées sur place à la main. Les kleenex et les prophylactiques sont inclus. On a préféré ne toucher ni aux uns (question d'hygiène) ni aux autres (qualité douteuse), mais ils étaient on the house, tout comme les sachets de thé et les dosettes de café. On aurait aussi pu utiliser la borne d'arcade installée entre le porte-manteau et le micro-ondes ou faire du shopping triple-X sans quitter la chambre. On a choisi de passer notre tour, pour ne pas charger nos sacs de plus de souvenirs érot exotiques.

room service: borne d'arcade, kleenex, condoms, console d'ambiance lumière, clim, t.v., hi-fi et vending-machine TRÈS spécialisée (zoomez!).
Le lendemain, on a filé de bonne heure pour Kyoto et son bouillonnant bain de foule, laissant derrière nous le lit défait et le mini-bar intact. La journée est passée très vite entre le festival, un peu de shopping (cartes postales, magnets et autres souvenirs plats et légers), de lèche-vitrine et l'achat d'une tente digne de ce nom, la pluie étant l'une des marques de fabrique un(t)raveling et l'île-où-il-pleut-35-jours-par-mois*, l'une de nos destinations des semaines à venir. Le soir même, non sans avoir âprement bataillé et finalement dû opter pour de la classe "supérieure" au lieu de l'économique, on s'est installés à bord d'un "luxueux" bus de nuit à destination de Fukuoka, tout au nord de l'île de Kyushu, la plus au sud de ce pays-archipel.
l'indispensable roadbook de www.hyperdia.com pour voyager au Japon!
La nuit a été plutôt longue et presque blanche : halte à Osaka (lumière, montée-descente de passagers, raffut, coups de coude, gros sacs...) ; halte à Okayama (lumière, montée-descente de passagers, raffut, coups de coude, gros sacs...) ; halte à Hiroshima (lumière, montée-descente de passagers, raffut, coups de coude, gros sacs...), pause sur une aire d'autoroute au pied de l'imposant pont de Shimonoseki (lumière, tout le monde descend, toilettes et café) ; et finalement, arrivée à Fukuoka, gare centrale Hakata (terminus, tout le monde descend!) au petit matin. Pas très frais, on a pris un petit déjeuner frugal au premier Seven-Eleven qu'on a trouvé au hasard des couloirs de la gare: le classique café au lait à 150 yens et des briochettes un peu synthétiques, genre mousse isolante sucrée et pas dégueu (c'est encore le plus préoccupant) trempées dans le café. Passons... Puis on s'est mis en devoir de trier nos affaires afin d'en laisser un maximum dans un casier de consigne de la gare, avant de débuter notre grand marathon de trains jusqu'à Kagoshima, à l'extrême sud de Kuyshu. Notre idée était de descendre à Kagoshima d'une traite, puis de remonter petit à petit en explorant toute l'île à notre rythme. Du coup, on voulait voyager "léger", c'est à dire sans le trolley à provisions et avec un seul sac à dos par personne, mais avec le matériel de camping pour pouvoir être autonomes : randonner, camper, faire du stop, aller passer quelques jours sur l'île secrète du bout du monde et boucler la boucle ici, à Fukuoka, en y retrouvant Shimon-chan, ainsi que Nao-san et ses amis. On a vérifié que la durée maximale des casiers de consigne était de 3 jours, renouvelables autant de fois qu'on voulait. Mais ça ne nous avançait guère de revenir tous les 3 jours pour remettre des pièces dans une consigne automatique. On a aussi vérifé que passés les 3 jours, les affaires étaient retirées du casier et gardées dans un autre local pendant 1 mois, délai au-delà duquel elles étaient jetées. Si on revenait avant un mois - on s'est dit - on pourrait payer l'amende de retard (juste la somme des frais journaliers, en fait, sans majoration) et tout récupérer. Bien vu, non?**

"dans les transports en commun" chante Thomas F., "les hommes ont le pied marin" - ou la nausée, "les filles sont nerveuses" - ou endormies.
On a donc décidé de jouer cette carte et pour assurer le truc, on a laissé sur notre tas d'affaires bien tassé dans le casier une jolie note moitié en anglais, moitié en japonais, fort aimable et civilisée, qui disait quelque chose comme : "On revient vers le 25/11/2016, merci de garder nos affaires jusque là, on paiera les frais et on vous remercie d'avance! Merci, merci, merci!". On a estimé que ça ferait l'affaire et on est partis sans se retourner. De toutes façons, c'était ça ou on ratait le premier d'une longue série de trains! Parce qu'en effet, pour traverser toute l'île de Kyushu du nord au sud, sans prendre un Shinkansen ou un super bullet Nozomi, il faut se lever de bonne heure et avoir du temps devant soi. Si on veut en plus éviter les Limited Express, il faut aussi développer des trésors de patience et pouvoir s'abandonner à la contemplation - béate - du paysage. Et si l'on choisit, enfin, de privilégier les petits tortillards des compagnies privées locales, il faut aussi savoir lire et déchiffrer les kanjis comme un enfant de 5 ans environ - ce que Wallis, heureusement, faisait avec style et enthousiasme! Après environ deux heures sur la JR (Japan Railway), on est entrés sur les terres de l'Orange Railway, dont c'était justement l'anniversaire ce jour-là. On avait prévu de voyager le lendemain, on aurait pu voyager la veille, mais non. On était là le jour J et pour fêter ça, Orange était gratuit! Après nous avoir appris la bonne nouvelle et demandé d'où on venait, des bénévoles souriantes aux gilets chamarrés nous ont poussé en voiture en criant "Ooooh! Furan-go, Supain-go! Ooooh! Lucky lucky! Furan-go, Supain-go! Very lucky!"

l'Orient-Express de Kyushu: le célèbre Orange Railway ; le Futuna un peu à bout de train ; le personnel souriant et la (fameuse?) cloche!
Et c'est vrai qu'on en avait drôlement, de la chance: débarqués pour ainsi dire de notre Furance et de notre Esupagne natales, de pouvoir voyager gratuit tout le long de l'Orange Railway jusqu'à Kagoshima! Alors bien sûr, c'était gratuit, mais ça n'allait pas plus vite pour autant. Magnifique paysage par la fenêtre: une côte déchirée, des îles sur l'horizon, des rizières partout alentour, des volcans au loin et même quelques palmiers dans la lumière du soir. On a débarqué à la nuit tombée, au sud du Sud, un peu fatigués et la tête vague. On n'était pas très frais à vrai dire, mais très agréablement surpris par la chaleur moite et l'ambiance irréelle de la gare centrale et de ses environs immédiats: un centre commercial énorme envahi de hordes de... comment dire? Bon, bin on va vous montrer, ça sera plus simple:

Vite! Récupérez vos sacs avant que la consigne ne se transforme en citrouille!
de hordes de jeunes gens et jeunes filles déguisés en Blanche-neige, en zombies, en personnages anime ou en trucs difficilement reconnaissables pour des gaijins pas vraiment branchés cosplay (コスプレ, kosupurei) ni Comic-Con. Genre comme si c'était Carnaval ou Halloween, vous voyez? En fait, c'était très vraisemblabement Halloween, sauf que nous on n'avait pas vraiment conscience des dates et que ce type de choses, c'est toujours mieux quand ça vous tombe dessus par surprise. Pas de stress, pas de pression pour le costume, pas de risque d'être déguisé pareil que tout le monde, pas de problème pour ranger clefs et portefeuille dans un collant en latex argenté ou un pelage fuschia soyeux sans poche intérieure. De toutes façons, on était déjà doublement déguisés: une fois parce qu'on était gaijins dans une zone du Japon où ils n'y en a pas tant que ça, et deux fois parce que notre look de backpackers, outfit de brousse froissé et sac à dos de 20+ kilos, devait évoquer soit des super-héros, soit des sortes de survivants d'une dystopie post-apocalyptique à la MadMax... Bref, dans le cours de la même (très longue) journée-marathon (d'accord, il y a eu une nuit en autocar au milieu, mais ça ne compte pas vraiment), on est sortis d'un Love Hotel hypra-kitsch, on s'est plongés dans un défilé historique en costumes, on a écumé d'un bout à l'autre la ligne de chemin de fer de Kyushu et on est descendus du train pour se retrouver au milieu d'une fête d'Halloween assez spectaculaire. Sensation un peu irréelle d'être des extra-terrestres ou, au contraire, de s'être téléportés sur une autre planète... Incrédules, on a un peu traîné dans les allées du centre commercial, puis on est entrés dans un supermarché et comme c'était presque l'heure de la fermeture, on a fait le plein de sushi, sashimi et bento en super promo pour le dîner. On a mangé par là, sur un banc face à la grand-roue, dans la lumière des néons, en regardant passer cet autre défilé en costumes. Et on a commencé à sentir, pour la première fois, que Kyushu était différente du reste du Japon; de Onshu, de Tokyo et du Kansai en tout cas. Malgré l'effervescence, il y avait quelque chose d'informel, de détendu, de tranquille dans l'atmosphère, qu'on n'avait pas encore ressenti dans ce pays et sans doute pas non plus de façon aussi palpable depuis le début de ce non-voyage jusqu'au bout du monde et au-delà. "On dirait le Sud", a fredonné Futuna, tout en se sentant un peu ridicule. On s'est dit que notre bout du monde à nous, il n'était peut-être plus très loin; que peut-être on touchait au but. On s'est dit que c'était peut-être la fatigue tout simplement. Mais ça non plus, ça n'était pas pour nous déplaire...

Kagoshima by night, son centre commercial, sa grande roue et... le réceptionniste (noctambule et très stylé) de notre guesthouse!
En arrivant à l'auberge que Wallis avait repérée sur http://www.hatinosu.net***, le premier individu avec lequel on a eu une interaction, ça a été lui là, au-dessus, sur la photo de droite (effectivement, c'est un Ambystomatidae, un axolotl mexicain pour être précis). On s'est regardés en silence, façon Ishin-denshin et on s'est dit que décidément, Kyushu promettait d'être une expérience unique... Vingt minutes après, on était douchés et on dormait à poings fermés.


à bientôt pour la suite,
joyeux non-Halloween
et plein de bises!
W. & F.


___________________________



* À propos de l'île mystérieuse, secrête et oò il pleut 35 jours par mois: c'est pas qu'on fait monter le suspence exprès depuis un moment, c'est pas qu'on veut créer le buzz, c'est juste qu'on a super envie d'aller la découvrir et qu'on ne sait pas du tout à quoi s'attendre. Ce sera une surprise pour nous autant que pour vous et on ne peut donc en parler que de façon très vague pour l'instant... Un peu de patience!


** Au prix d'un délit d'initiés que seul les voyages dans le temps autorisent: on peut d'ores et déjà vous annoncer que Non! ce n'était pas si bien joué que ça et que l'histoire ne s'arrête pas là. Mais, chut! pour l'instant on joue le jeu et on fait comme si de rien n'était... Suivez l'aventure et à la fin, vous saurez tout!



*** hatinosou.net est une page extraordinaire qui recense une flopée de campings, hébergements, sites de bivouac autorisé, aires de camping sauvage et auberges très bon marché. Elle est malheureusement uniquement en japonais et assez peu intuitive (c'est un euphémisme!), mais nous a permis d'arriver là où la main de l'homme blanc n'avait encore jamais mis le pied et nous a valu quelques sueurs froides de première catégorie... À suivre!



Tuesday, October 4, 2016

un poco más lejos aún... (4 de 8)

Ninjas, cabras y tiranos:
un regustín a Japón feudal.


¿para qué tardar 2 horas en shinkansen si puedes tardar 7 en trenes locales?
Tras escapar de casa del tirano senil de Saitama que fue amigo de Syd Barrett y DJ trance en Goa, y tras ser rescatados por el político gató-filo descendiente de samurais que andaba por allí haciendo campaña con un megáfono en el techo de su coche Isuzu (por inverosímiles que puedan parecer estos dos personajes, ambos existen y cruzaron nuestro camino justo en el anterior capítulo de nuestras andanzas por el Japón...), nos subimos a unos trenes locales y nos entregamos al placido ronroneo del viaje con JR (no él de Dallas sino la de Japón, claro). Camino de Nagano, donde nos esperaba otra experiencia de Helpx, Futuna pudo practicar su hobby favorito dicho "de la meditación profunda", mientras Wallis practicaba alguna actividad que el narrador no puede contaros aquí, ya que se encontraba en un estado de separación MUY completa de la mundana realidad... Pero el tema es que después de muchísimos cambios (véase al lado) que nunca hubieran sido posibles sin el don de organización genuinamente flamenco de Wallis (y la imprescindible página web hyperdia), nos bajamos en el anden de la "mítica" organizadora de las olimpiadas de invierno del 1998. Por lo visto, eso de ciudad olímpica sigue siendo un uni-cuernio-de-abundancia - tanto aquí como en Cortina d'Ampezzo o Barcelona - y pasados unos cuantos años del suceso (más de medio siglo para la perla dolo-mítica y justo un cuarto para la perla catalana), se sigue especulando, comunicando y vendiendo la moto. También se venden peluches de la(s) mascota(s) oficial(es)*... Delante de la estación, mientras esperábamos que nuestro anfitrión/host nos viniera a recoger - cosa que hizo con unas 3 horas de retraso, pero no pasa nada - vimos como una pareja de locales muy bien vestidos nos miraban de reojo sin atreverse a acercarse.
Nagano, Alpes japoneses: vendiendo olímpicamente la moto desde 1998!
Cuando finalmente encontraron el valor para hacerlo, se pusieron a sonreír demasiado con una mueca que daba algo de terror. Habló el hombre, traje gris y corbata azul marino, para darnos la bienvenida, presentarnos a su mujer e invitarnos a cogernos las manos los cuatro y rezar juntos a Dios todo poderoso y el Cristo salvador para que nos inunde su misericordia. Hubo un momento muy raro en el que nos miramos con caras de ¿Y ahora qué rayos hacemos? Tras un ishin-denshin de medio segundo y mientras Wallis cargaba con su mochila, Futuna exclamó: "¡Oh! ¡Ese de allí es el coche de nuestros amigos!" y desaparecimos corriendo. Ford! Lo que hay que hacer para mantener una higiene de vida agnóstica: es más difícil aun hoy en día que lo de querer ser vegano. O fumador. En fin. Tu libertad empieza donde acaba mi proselitismo, o por allí...

Y de repente, llegó Joe-san. Había anochecido ya, que no era poco. Desde el primer momento, este profesor de inglés para niños (llegado a Nagano desde los EE.UU para los juegos y que nunca se había ido) nos trató con mucho cariño, como un padre. Y desde le primer momento, nos prentedió conquistar por el estómago. Al verle llenar en el supermercado donde nos llevó, un carro entero con montones de delikatessen medio japoneses, medio westerns, parecía que hacía la compra de una semana para diez o doce personas. Resultó que era para nosotros dos y para el primer par de días. Esa era su estrategia para compensar algunos de los aspectos más chungos del helpx bajo su techo. Para resumirlos: un rey-hijo caprichosillo, tiránico y psicópata, y una mujer caprichosilla, tiránica y maltratadora. Al fin y al cabo, contaremos poco de este helpx en el que pasamos dos semanas, atrapados entre las colas de varios tifones (y la intuición que él era un espía estadounidense o un testigo protegido exfiltrado bajo una nueva identidad). Cada día antes de salir a sacar malas hierbas o ejecutar cualquier idea de bombero de la tirana de su mujer, mirábamos las frías cortinas de lluvia y nubes grises deshilachándose sobre el valle, desayunando café recién molido y queso de cabra casero. Porque Joe-san, además de tener una vida ocupada y dos tiranos domésticos a los que satisfacer, ordeñaba dos veces al día tres cabras saanen cuya leche transformaba día sí día también y por puro entretenimiento, en un queso fresco que nadie se comía.

bievenidos a Nagano: el hall de la estación con un Futuna errante ; el nitbus local con una Wallis perdida en la traducción sus lecturas (de Tiziano Terzani).
Tal vez fuese el pequeño corral al fondo del jardín su último refugio entre el ruido y la furia** (y podría considerarse esto una alegoría del ente gritón-pataleón y de la cruel shoguna, siendo él el ruido y ella la furia). Y es verdad que toda la actividad diaria en esta granja en la falda del piemonte japoalpino giraba en torno a los caprichos de la jefa y del rey-hijo y - por suerte - en torno a las delicias con las que Joe-san llenaba nuestra nevera (y nuestras barrigas) a modo de compensación. En medio de esta locura, también teníamos un diminuto rayo de sol en la persona de Shino-san, estudiante en turismo y sostenibilidad atraída a este lugar por el bull-shitting online-marketing agresivo de la jefa, que vendía por las redes una "comunidad multi-cultural construyendo un eco-lugar donde crecer y aprender mediante el intercambio y la cooperación". Menuda patraña para un helpx moderadamente organizado en el que sacar malas hierbas era el parche para la falta de tareas más constructivas... A Shino-san, le gustaba comer y cocinar, con lo que conectamos inmediatamente, pasándonos horas cada día entre horno y nevera: aprendiendo, compartiendo, experimentando y poniéndonos las botas!
si tuviéramos que resumir a nuestra querida Shino-san en una imagen, sería esta!

A parte de limpiar el jardín, arreglar los vallados de las cabras y pasear con los dos golden retrievers, nuestras tareas incluían llevar la cocina para toda la familia. Muchas veces, la shoguna pasaba a la hora de comer o de cenar, escogía dos o tres de los platos que habíamos preparado y se los llevaba a su habitación para zampárselos con el pequeño tirano, dejándole al bueno del Joe-san la opción de sentarse a compartir el resto con nosotros - cosa que hacía con gusto siempre que podía, sacando para nosotros sus mejores botellas de saké, shōchū o cerveza y sus últimos experimentos de queso fresco casero. Al margen de lo rarillo que era el ambiente, nos resultaba bastante desagradable tener que presenciar las humillaciones cotidianas que sufría él por parte del rey-hijo de 5 años y de la shoguna. Lo más triste era constatar cómo, al no respetarle su pareja, su propio hijo tomaba el mismo camino, diciéndole barbaridades que no podía haberse inventado, sino más bien haber escuchado y repetir por mimetismo... En estos días, también realizamos a petición de la jefa una pequeña tarima de madera para un rincón húmedo y hundido detrás de la casa (a pesar de que el Joe-san opinara que entre la orientación norte y el metro de nieve durante los meses de invierno, eso no tenía futuro) y una bonita escalera de piedra que quedó bastante digna y fue objeto de orgullo durante al menos las siguientes tres semanas. Des-afortunadamente, no hay ninguna foto de recuerdo de estos dos proyectos que hubiesen encontrado un lugar privilegiado en las columnas de nuestra sección handmade with love.

okonomiyaki de Shino-san, sopa de verduras y ensalada griega Un(t)raveling.
Entre la lluvia que no paró y los caprichos de la jefa que nos asignaba un nuevo proyecto cada día, tuvimos UN día de descanso en las DOS semanas que estuvimos allí. Abandonados nuestros planes de excursión por los Alpes japoneses; olvidada la invitación de dos ingleses a pasar un fin de semana en su refugio de montaña; enterrados nuestros sueños de baños en el famoso onsen de Jigokudani, "el-de-los-monos". Si no tenéis la imagen en mente todavía, os saldrá en cualquier motor de búsqueda poniendo "onsen monos", fuese Bing o incluso Ecosia (!!!). Tant pis... Quedará en la lista del cubo para un próximo retorno al Japón. Para nuestro único día de descanso, pues, fuimos los tres a visitar la cercana ciudad de Matsumoto, famosa por su castillo del cuervo (Karasu-jō, siglo XVI), así llamado por su oscuro color y considerado uno de los más bellos e impresionantes del país. También destacan un hermoso puente rojo digno del de la peli de Imamura (aunque no sepamos nada de la intimidad de sus vecinos) y un museo de historia cuya variopinta colección cuenta con unos tesoros insólitos - como podrán apreciar aquí debajo. En un banquito bajo un arce, iniciamos a Shino-san a la ceremonia milenaria de tomar café con leche del Seven-eleven, tras compartir religiosamente los bocadillos de queso de cabra casero que Joe-san había metido, a escondidas, en nuestra mochila. De nuestras andanzas por el pequeño y pintoresco centro de la pequeña y pintoresca ciudad, sacamos fotos que a continuación les presentamos, sin enrollarnos demasiado porque una imagen vale más que mil palabras.

imágenes de Matsumoto: castillo y arte de la guerra ; calle de las ranas, amigo ninja ; puente rojo y aguas ¿tibias? ; samurais de turno ;
fetiche de Futuna con los kitsune hinari ; ídolo de la fertilidad (sin comentario) ; pez seco que recuerda el de Charles Cros (minuto 03:25).
Apenas llegados de vuelta a casa, nos tocó preparar la cena para la ogra y su criatura, hambrientes y malhumorados, e ir a la cama temprano. A la mañana siguiente, como castigo por este día tan ocioso, nos pidió que limpiáramos el gallinero mientras Shino-san (que sabía usar la máquina de coser), se vió atribuida - al gran estilo revolución cultural - la misión de tejer una gran manta de patchwork que se expondría luego en no-se-sabe-qué evento para el prestigio local de la jefa. Resultó ser que las gallinas padecián pulicosis severa (a Dermanyssus gallinae, un clásico que no parece conocer fronteras) y que Wallis sufrió una infestación instantánea, masiva y de generalizada extensión. A la jefa-shoguna-tirana, no le pareció útil hacerse cargo de la situación, ni disculparse por la mala gestión sanitaria de su averío. Se descargó de toda responsabilidad sentenciando que era una intolerancia a la leche de cabra y aprovechó la oportunidad para montarle una gallina un pollo al bueno de su marido, intimándole de deshacerse de ellas...

realidad "laboral" según helpx: Wallis luciendo lesiones de Dermanyssus gallinae en todo el cuerpo y Shino-san cosiendo en el turno de noche.
Finalmente, llegó el día de irnos, habiendo engordado cada uno su par o tres de kilitos, habiendo conocido a la dulce y encantadora Shino-san y habiendo respirado un poco del aire puro de los Alpes japoneses. Habiendo tenido, también, el privilegio de ojear, entre las novelas del corazón de la biblioteca personal de la jefa, la obra maestra y pilar de la educación de su psicópata de niño: un libro del self-entitled "Doctor" (PhD in psicología) James Dobson sobre cómo educar ¡a los varones! Noten, por favor y entre otras maravillas, el sexto apartado de su vergonzoso bodrio. Claro, entre todos los errores que puedes cometer como padre, el más terrible según él era el que te podía llevar a criar a un homosexual! "¿Cómo evitarlo?" What da fuck?? ¡Qué vergüenza de libro y qué vergüenza de persona! Aunque solo fuera por eso, nos costó mucho mirarle a los ojos a la hora de despedirnos de ella. Qué ganas de ostiarle, por favor...

ambiente en el valle: niebla chunga ; ambiente en la biblioteca de la jefa: "ciencia" chunga ; ambiente por el patio: humedad chunga.
También tuvo la mezquindad de ofrecerse para llevarnos a la estación al último momento por la mañana, justo mientras el Joe-san estaba ordeñando - asegurándose así de que no nos íbamos a poder despedir de él... ¡Oh, las maravillas del helpx! ¡Oh, ese arte delicado de penetrar repentinamente en el cotidiano de desconocidos, por bien o por mal! Mirando para adelante, siempre, y hacia la próxima parada: huimos con rumbo a un lugar remoto y mágico a unas tres horas de Kyoto, en la prefectura de Kyotango, en el extremo norte del Kansai. Pronto volveremos con aventuras, noticias, encuentros y choques culturales!

Mientras tanto, saludos, besos, abrazos, luz y el bien mayor!
Wallis & Futuna


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* Mascotas olímpicas: ¿somos los únicos en pensar que son ridículas, feísimas y todas muy tristemente similares, las mascotas olímpicas?

** El ruido y la furia: alegoría del rey-hijo y la mujer-shoguna ; tambien conocidos como "Dios del viento, Dios del trueno" en una representación local y famosa ejecutada de la mano experta del genial pintor y lacador Ōgata Kōrin, época Edo: