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Friday, April 17, 2020

pendant ce temps, ils envoient du lourd! (2 sur 3)

ép.2: joyeuses Pâques les lapins!


Dans l'épisode précédent, on vous a expliqué et présenté brièvement la première étape du gros chantier qu'on a décidé, en 2019-2020, de déléguer à une entreprise d'artillerie de maçonnerie lourde. Ce qu'on ne vous a pas révélé (et qu'on ne vous dira pas non plus aujourd'hui) c'est exactement OÙ on compte arriver. Autrement dit, quel est le projet initial, pensé par l'architecte du CAUE, dessiné et peaufiné par nos amis M. & A., puis dimensionné par le bureau d'étude de nos maçons préférés... On attendra le troisième et dernier épisode de cette petite grande aventure pour vous dévoiler tout le truc. Voilà, vous êtes prévenus: si le suspense vous saoûle, faut sauter directement au nº3!

l'étable qu'on a reçue avec les clefs de la maison ; vidée avec l'aide inestimable de G. ; puis hourdie, ferraillée et prête à couler!
Après quelques jours de silence radio, nos merveilleux maçons (on passe des noms et des coordonnées, avec des recommandations +++ et les yeux fermés, à tous les Ariégeois intéressés, soit dit en passant) ont appelé pour nous dire "Dick Laurent is dead". Ah, non. Ça c'est autre chose*. Ils ont appelé pour nous dire "She's THE girl". Ah, non. Ça c'est autre chose*. Ils ont appelé pour nous dire "The owls are not what they seem". Ah, non. Ça c'est autre chose*. Bref, ils ont appelé pour nous dire "tout est arrangé, ce sera pour mercredi". Reconnaissez que c'est presque aussi sybillin que du David Lynch, mais au moins, mis en contexte, on savait quoi faire de cette information... Quelques jours avant la date fatidick Laurent, un employé d'un lointain parent du fils aîné de M. Lafarge en personne est venu contrôler la largeur de la rue et celle du portail, pour voir à quelle toupie et à quelle pompe il faudrait s'en remettre. Une City et une Standard avec 8m3, sans doute.
le rare spectacle d'une pompe à béton qui s'étire au petit matin.
Ou le contraire, peut-être? Bref, la veille du jour J, le policier rural/employé communal est venu poser des barrières et des panneaux de signalisation afin d'empêcher le stationnement devant et autour du portail. Puis le mercredi M est arrivé: avec les premières lueurs de l'aube, tout le monde est apparu comme dans une rencontre du 3ème type. Le rafut, les panneaux, les barrières, le va-et-vient continu d'engins et de gars casqués n'ont d'ailleurs pas empêché la "charmante" infirmière libérale qui tourne dans le secteur, de venir garer (comme presque tous les jours depuis presque 3 ans) son p----n de Citroën Cactus de m---e juste à l'angle de la place et du jardin - donc pile sur le trajet de la délicate manoeuvre en marche arrière de la toupie avec ses 8m3 de béton! On l'adore, vraiment. Si si. D'ailleurs, on en profite pour lui redire qu'on ne veut pas qu'elle se gare devant le portail ; que "j'en ai pour 5 minutes" ne constitue ni une excuse ni un motif valable pour le faire ; que d'ailleurs, 5 minutes pour saluer, doucher, habiller, prendre la tension et faire une piqûre à une vieille qui vit seule, c'est soit un mensonge, soit de la maltraitance médicale ; qu'on ne va pas lui demander la permission à chaque fois qu'on veut entrer ou sortir de chez nous, sous prétexte qu'elle est "profession de santé" ; qu'il y a au coin du jardin un parking de 25 places ; et que non: marcher 20 mètres de plus ne va mettre en péril ni le planning chargé de sa journée, ni le volume imposant de son gros c-- flasque mal empaqueté dans des leggings à fleurs horribles! Voilà! Après, si elle n'était pas là, c'est sûr que l'univers aurait inventé un truc pire à mettre à la place: un trou noir béant, une Charybde hurlante, une puits de pétrole en feu, une hydre, un chancre purulent et fétide ou un machin radioactif.

le truc tant attendu qui finalement va hyper vite: la pompe s'installe ; les maçons s'installent ; ça pompe sec! ; ça ratisse sec! ; ça lisse sec!
Une fois encore, tout est allé très vite: la toupie a finalement pu terminer sa manoeuvre et rentrer dans le jardin après que l'infirmière a terminé sa visite quotidienne chez Mme C. du-numéro-5-un-peu-plus-bas-dans-la-rue. Au passage, elle (la toupie, pas Mme C.) en a même profité pour enlever le vieux pommier malade et tordu qui faisait de vilaines petites pommes à cochons et qui avait eu le mauvais goût de pousser sur son passage il y a 25 ans au moins. Si seulement elle avait pu enlever aussi le Citroën Cactus! Passons... Dans une parade nuptiale courte mais d'une rare intensité, la toupie est venue presser son arrière presque aussi large que celui de l'inf tout contre le pare-choc de la pompe City. Celle-ci, après avoir déplié son bras articulé jusque dans l'étable, a introduit sans plus de détours son manchon d'aspiration dans le bac collecteur de la toupie. On n'a pas filmé la suite, que l'on n'aurait pas osé publier ici de toutes façons. On vous laisse donc ci-dessus quelques images représentatives du processus, ainsi que le résultat, ci-dessous (à peine lissé et après une semaine de séchage, les tasseaux retirés et les saignées bouchées).

tout juste terminée, la dalle est lisse comme un billard, mais sans le feutre vert canard et avec une pente ; et ça sèche doucement.

Conclusion:
Quand on coule une dalle, il faut apparemment attendre au moins 28 jours pour le séchage. C'est incompressible. On peut marcher dessus dès le lendemain, mais il faut attendre 28 jours quand même. C'est comme ça, point barre.
Donc après avoir fini et mis un peu d'ordre, ils sont repartis vers un autre chantier, en promettant de revenir bientôt: "au printemps vous verrez, on sera de retour, le printemps c'est joli pour maçonner des mours**". Vous voyez le genre. Reviendront-ils? Reviendront-ils pas? Pour nos coeurs déchirés sera-ce le dernier naufrage?
On est en droit de douter et de s'inquiéter, car faut dire qu'on a pris, à peine le mois de séchage écoulé, un sacré bourre-pif en ouvrant la porte: et vlan! dans la g-. On est tous confinés. Et les maçons: pareil.
Alors? Est-ce que le printemps sera parti depuis longtemps déjà? (réponse: oui)
Et surtout: faudra-t-il donc qu'on aille se réchauffer à un autre soleil? (réponse: vous verrez bien)
On vous laisse ici une piste pour répondre à cette terrible question et pour supporter cette insoutenable attente.


si sur la dalle de février, en avril tu échafaudes, l'été n'est plus très loin...


Voilà pour ce chapitre 2 en béton armé!
On conclut bientôt avec leur re-retour,
Le bouquet final, le coup de grâce.
Et d'ici là: on vous embrasse,
Wallis, Tonga & Futuna




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* C'est pas qu'on soit des fans inconditionnels de David Lynch, mais on vous propose de recevoir par courrier un unicum: une carte postale exclusive et rien que pour vous. Il suffit pour cela de nous donner les titres des 3 films dans lesquels apparaissent ces 3 citations cultes. Trop facile? Bah oui, quand même. Surtout avec le réalisateur: il en a fait combien, Lynch, des films, hein?

** On espère de tout coeur que là où elle est, Barbara nous pardonnera ce jeu de mot archi-nul. Il ne reflète pas notre admiration pour elle. C
ette chanson est une des plus belles qui aient été écrites. Sa voix, comme son nez, une des plus singuières jamais porté(e)s.



Monday, December 30, 2019

pendant ce temps, ils envoient du lourd (1 sur 3)

ép.1: joyeux noël les singes!


Y'a des jours comme aujourd'hui, on s'sent léger (c'est pas souvent qu'on s'aperçoit qu'ce monde pourri reg...). Et y'a des fois dans la vie, c'est bien de reconnaître qu'on n'est pas (ou au moins, qu'on ne se sent pas) à la hauteur. C'est cool de déléguer, c'est bon de compter sur ceux qui peuvent, c'est utile et citoyen de faire fonctionner l'économie locale en période de fêtes. Et ça repose. Mais surtout, surtout, surtout: c'est sage de savoir choisir ses batailles... ;-)

au rdc: le plancher pourri vu d'en bas et au 1er: le bordel vu d'en haut! les portes peintes au plomb, à la benne! et les vieux fossiles, dehors!
Bref, depuis 2 ans et demi que l'idée nous trotte dans la tête et nous démange dans les picotements des fourmis de nos jambes, on a fini par se décider à demander des devis et à faire intervenir une entreprise de maçonnerie pour venir s'attaquer à un gros morceau: la vieille dépendance à moitié en ruines qu'on appelle l'étable. The barn. El establoКоровник. Et pour cause, c'en était une il y a encore seulement 60 ans! L'idée est brillante, le plan est sans faille. Bon, on peut le dire d'autant plus facilement qu'ils ne sont pas de nous! On a donc ce morceau de dépendance d'environ 50m2 au sol, un premier niveau avec poutres et solivage en très mauvais état et plus rien au second niveau. Une façade s'ouvre sur le jardin et la montagne par une grande porte pourrie au r-d-c, une grande porte de fenil pourrie au premier et un vieux bardage pourri au second. Quant à la toiture, elle est complètement... pourrie: volige, chevrons, pannes et demi-ferme. Couverture en vieilles tuiles canal glissées, moussues, fendues ou juste absentes.

perspective du premier, vidé avec l'aide providentielle de G. le premier été.
Tout est à jeter et à refaire. Or, comme dirait notre empereur qui sait le prix des choses dans la vie: tout refaire, "ça coûte un pognon de dingue"... Bref, il s'agit d'un des (rares) points noirs de la maison à notre arrivée et c'est un poste de budget auquel on ne voulait pas s'attaquer tout de suite. Donc on a attendu 1 hiver, 2 hivers et 3 hivers. Beaucoup de fuites, de l'eau qui goutte et coule chez nous et sur les murs mitoyens avec les voisins... Un gros budget pour remettre tout ça à neuf, pour avoir au final un volume dont on n'a pas vraiment l'usage puisque des mètres carrés de dépendances en ruines à retaper, on en a! C'est là que l'équipe du CAUE 09 nous a super bien conseillés (en particulier L., une des architectes que l'on remercie encore!). M. & A. se sont chargés de donner forme au projet, auquel on rêve depuis notre installation. Et donc, nous y voilà! Les maçons sont venus attaquer LE chantier la semaine avant noël: couler une poutre et un poteau en béton armé, qui recevront plancher hourdis et dalle de compression. Bien sûr, on nous dira, le BA c'est moins romantique qu'une ossature bois (qu'on aurait d'ailleurs pu mettre en oeuvre nous-mêmes avec des amis ou un p'tit chantier participatif). Et l'énergie grise est très supérieure à celle d'un matériau éco-bio-local. C'est tout à fait vrai mais là aussi - comme il dit - faut savoir choisir ses batailles!

donc, après avoir tout vidé en un weekend: en bas c'est bien, en haut on dirait la Sagrada! oui, je sais, je sais. M'enfin belles poutres s'pas?
Du coup, et pour reverdir un peu notre blason - genre: on se sent coupables avec notre projet tout béton, ou bien? On a isolé 90 m2 de planchers/plafonds et 150m2 de toiture sous rampants en laine de bois éco-bio -sourcée ; on a choisi de se chauffer avec un poêle à bois à haut rendement et avec du bois kilomètre zéro ; on a choisi des huisseries à double-vitrage performantes, fabriquées en France à partir de bois français issu de forêts gérées durablement ; on a utilisé de la chaux pour toutes les rénovations d'enduits et éliminé le béton partout où on a pu. Mais avec 3 voisins sur 2 murs mitoyens et du bâti ancien qui a travaillé au fil des ans et des époques, ça nous rassure d'opter pour une solution qui apporte de la cohésion et de la résistance mécanique à l'ensemble. En plus, le béton supporte mieux et plus longtemps d'éventuelles infiltrations d'eau, qui peuvent survenir (surviendront?) à long terme. Bref, un vendredi aprème, coup de fil du maçon "bonjour, on attaque lundi. joyeux noël!" et Futuna a passé son weekend à démonter en urgence le solivage du premier. Et bien entendu, à vider TOUT le bo--el stocké dans l'étable!

le trou dans le sol, énooooorme ; le poteau et sa poutre, prêts à être coulés ; les 2 seuils des 2 portes, relevés, armés et de niveau!
Ils sont arrivés un beau matin de juillet décembre, ils ont garé leur camion et déchargé leur matos. Puis tout est allé très vite: direct, ils ont fait un grand trou dans le sol. Un bon mètre cube à son pépère, pour y ferrailler la fondation d'un poteau en béton armé - qu'ils ont d'ailleurs coulé, pas le jour même mais presque. L'idée c'était de placer ça à l'aplomb de la ferme, perpendiculairement aux (et juste en-dessous des) vieilles poutres existantes: une poutre en BA maçonnée dans l'angle du pigeonnier et dans le mur du fond. Avec son poteau à mi-portée, elle recevrait les poutrelles sur lesquelles seraient posées les bassines de la structure hourdie. Ils ont donc préparé le coffrage pour couler tout ça et, en parallèle, ils ont repris le bas des 2 vieilles portes pour les monter à la hauteur des poutrelles. LA bonne idée a été de poser les poutrelles à 90º par rapport au solivage original. Pour réduire la portée, donc le coût. Mais aussi pour soulager le linteau de la porte d'entrée, un peu limite et auquel on préférait ne pas toucher...

sous tous les angles de vue possibles: la poutre coulée (et bien coulée) avec son ferraillage pour fixer poutrelles et grillage sous la dalle.
Y'a pas à dire, voir bosser des pros qui savent ce qu'ils font, c'est agréable. Et ça met quand même pas mal en confiance. Du coup, avant qu'on s'en soit rendu compte, ils avaient coulé le bidule et ils étaient repartis fêter noël dans leur famille respective - c'est-à-dire chacun dans la sienne. Enfin, ça on ne le sait pas: l'histoire ne s'est pas donné la peine de le dire. M'enfin en tout cas, ils nous ont souhaité un joyeux noël et nous ont dit - chaleureusement - "à la semaine prochaine". Quand ils sont revenus, on avait encore de la bûche et un restouil de foie gras dans le frigo. C'est une façon de parler, hein. Pour dire qu'on n'a pas eu le temps de s'en rendre compte et qu'ils étaient en train de trouer les murs pour préparer les ancrages périphériques des poutrelles, puis de poser les bassines tout bien alignées, puis le grillage de la dalle de compression, puis finalement des liteaux fixés sur des plots de béton, histoire de marquer le niveau de la dalle finie tout en respectant une pente à un % et quelque. De la musique pour les yeux!

donc, après 10 jours, Noël compris, on est passés à ça en vue de dessous, puis en vue de dessus: c'est prêt à couler!

Et puis, bin, voilà pour cette année 2019! plutôt bien remplie, démarrée sur les chapeaux de roue et finie, euh, sur les chapeaux de roue aussi. Maintenant, on va vous souhaiter de bien finir l'année vous aussi.
De notre côté, on attend de leurs nouvelles:


pour couler la dalle, dès qu'ils auront une date
avec la toupie et la pompe de M. Lafarge;
puis on passera à la suite mais ça
(vous connaissez la chanson),
c'est une autre histoire!
bises de nous 3,
W., T. et F. 





Wednesday, November 7, 2018

home(t)raveling 2.0: semana 70.

home(t)raveling without moving*...

sospechosos habituales, tal vez, pero ¡sospechosos anónimos y felices!
Parece mentira, pero hace ya 1 mes que de 2 hemos pasado a ser 3. Un cerrar y abrir de ojos. Un mes. Si bien la vida sigue por fuera y por los alrededores, acá dentro algo se ha detenido. Pasan coches por la calle y gatos por el jardín. Wallis y yo, aquí, aguantando la respiración. Escuchando y mirando hacia un lado. Hay una cosilla de 4 kilitos y ojos inmensos que ha declarado la huelga general aquí en Un(t)raveling. Cerrado porque sí. Y porque ella puede. Hace pues 5 semanas ya que no hay chantier de casa, ni traducciones, ni veterinaria. Ni leyes, ni nada, nomás nuestro amor. Y qué bien sienta! 6 ojos perdiéndose los unos en los otros y reciprocamente. 7 días a la semana. Tocan ahora el 8 y el 9 pero ya pierdo la cuenta. Quería llegar a 10, pero ¿para qué**? ¿Qué os voy a contar? Lo hablamos y llegamos a la siguiente conclusión: Wallis & Futuna no compartirán fotos de Tonga en línea. Respetarán su derecho al anonimato y la ausencia digitales, hasta que lo decida y elija ella. F-ck Inst---am! Por lo tanto, aquí está la única imagen que filtrará: un auto-retrato de nuestro primer día juntos, en la maternidad. Esta y la foto de la llegada que ya subimos al principio. Y punto.

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AHORA LA PRIORIDAD NO ES LA OBRA. NI ES LA OBRA EL LUGAR DONDE QUEREMOS ESTAR.


(pero alguna cosilla se ha ido haciendo 'solita' igualmente. ejem...

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nuestro nido sicodélico, a punto de ser abandonado para uno más bebé-friendly.
Primero de todo, hemos tenido que colocar un suelo de obra provisional en la ruina de la planta dos, para poder circular y trabajar. El objetivo: aislar el techo por debajo, antes del invierno y en toda la casa (mitad vivienda y mitad ruina, ya que son estructuralmente unidas y comparten cerchas y cubierta; y ya que a medio largo plazo, queremos hacer de la ruina un espacio habitable también. Gracias a un dossier de ayuda para mejoras de la eficiencia energética de viviendas antiguas, nos dieron (las diez) una subvención para financiar parte del aislamiento (techo y ventanas). Eso, con una condición, que en realidad son dos: aportar un aislamiento mínimo de R=6,5 - lo que es bastante. Para lograrlo con material ecológico, nos supone poner una capa de unos 30 centímetros de fibra de madera (con espuma de poliuretano, sería poco menos de la mitad pero sería poliuretano, claro). Supone un reto para colocar esto debajo del techo, con guías y perfilería para pladur bastante separadas de las vigas. Y la segunda condición para que te conceden la ayuda - y esa es la buena noticia - es que tienes que hacer realizar el trabajo por profesionales certificados, cosa que nos iba muy bien en este momento en concreto. Y que hacía que el reto no era para nosotros, sino para ellos. Je je. En fin, nosotros pusimos los cafés y el suelo provisional sobre las bigas existentes. Futuna decidió reforzarlas a lo grande, con una veintena de puntales repartidos entre la primera planta y la planta baja, para reenviar todo el esfuerzo sobre ellas hacia el suelo. Parecía esto una selva de hierro. Muy impresionante la imagen, ¡y muy impresionante la red local de préstamo de material, trueque y solidaridad entre auto-constructores! Todos estos puntales a cambio de sonrisas, de echar una mano en otras obras o a cambio de otros materiales y herramientas que nosotros teníamos para prestar. En fin, una vez montado el suelo ese, y una vez comprobado que aguantaba e iba a aguantar, solo quedaba disfrutar del espectáculo. Qué facil resulta hablar de algo que no has tenido que hacer! Ellos vinieron, vieron y vencieron. Fotos:

un clásico tríptico: antes, durante y después, con los primeros puntales, que iba colocando a medida que avanzaba ; y el work in progress.

¡Ah, no! Esperen... También fue necesario petar todo el falso techo de las dos habitaciones de esta misma planta dos: una es la "sicodélica" en la que nos instalamos y vivimos estos maravillosos 17 meses (menos los de invierno); la otra fue un trastero desde los inicios... y hasta que la tuvimos que vaciar repentinamente porque entraba agua desde la cubierta y los obreros que iban a aislar tuvieron que dejarla a cielo abierto de un día para otro. Entonces, quitar los falsos techos de cuadrados de yeso gruesos y pesados, colgados con alambre de unas pequeñas vigas llenas de clavitos y juntados con más yeso. Kilos y kilos de mie--- para bajar y sacar, de polvo para barrer, de madera para serrar (alguna) o almacenar y reusar (la mayoría). Pero pudimos, es lo importante. Y de repente, una mañana de octubre: estaban aquí, estaba todo listo y se ponían a trabajar mientras Futuna iba a descansar... ¿Sí?

intervención a cielo abierto, antes de quitar el falso techo ; placas de yeso fuera, quedan las viguetas ; bajo techo limpio y listo!

¡Ah, no! Esperen... Ya que no se podían aprovechar los conductos de chimeneas (demasiado estrechos para la normativa actual de seguridad incendio) y puesto que las chimeneas eran un punto doblemente débil (de fugas de agua desde la cubierta y de pérdidas de calor), decidimos condenarlas. Quitando la parte exterior, de obra, para reponer cubierta de tejas y membrana impermeable, sin discontinuidad. Y petando también parte de los conductos interiores, para que colocaran aislante en toda la superficie del techo, sin rupturas ni puentes térmicos. ¡Alehop! Más escombros para sacar y más polvo para barrer... Finalmente, para no quedarse corto, Futuna también decidió eliminar el tabique de ladrillo entre las dos habitaciones de esta planta. No que no quieramos dos habitaciones allí, pero una pared de ladrillo pesa mucho, mucho, mucho. Ya había quedado debilitada al quitar los falsos techos y se tenía que rebajar todavía más en un extremo para pasar el aislante. Pero además, last but not least, esta pared era doble: dos tabiques paralelos separados por unos 25 cm, hechos así para ¡esconder la cercha! Vale que eso son modas y las modas van a épocas. Pero a ver: matarse a montar dos tabiques de ladrillo para esconder un pe'azo cercha hecho con amor y con unos pe'azo vigas, vaya barbaridad... En mi casa, una cercha así sería el centro de la habitación, y todo se organizaría a su alrededor. Tiempos, formas de pensar, colores, gustos... En fin, pasen y vean:

petnado el conducto de ximenea, reventando la habitación sicodélica (lástima del papel de pared!) y... revelando el secreto ibérico madérico.


Voilà. Les parecerá poco
pero en este contexto,
ya fue muchísimo.
Y eso es todo!
Besos mil,
W.T.F.

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* Y por supuesto, el temazo que todos esperábamos febrilmente... aquí lo tienen. No ha envejecido na' de na'!


** Que ¿para qué? Pues para hacerle la introducción a la María Jimenez, que igualmente ha encontrado el lugar y el momento idóneos para entrar y cantar su canción...



Sunday, September 30, 2018

on agrandit l'équipe!


On est très heureux (et émus) de vous annoncer que Tonga, un petit atoll volcanique, vient de rejoindre l'archipel de Wallis & Futuna. On est tous les 3 en pleine forme, baignés par les eaux du Pacifique sud et nos yeux perdus dans les siens. Il y a environ un an, on prenait la décision d'augmenter l'effectif d'un(t)raveling. Et ce matin, elle est là, comme s'il n'y avait jamais eu un avant. Elle dort entre nous après une très longue nuit.


Voilà, ce sera un post plus court que d'habitude, mais il n'y a pas vraiment de mots pour dire ce moment. Sauf à refaire le chemin parcouru ces dernières années, qui nous a conduits naturellement ici et maintenant. Un(t)raveling, carnet de route de notre non-voyage depuis Barcelone jusqu'au bout du monde et au-delà, est peut-être au fond une piste de petits cailloux semés pour qu'elle cherche un jour, à défaut de réponses, au moins les questions qu'on se posait alors? Ici et maintenant, il n'y a plus de questions, plus de doutes. Juste son souffle contre nos peaux.



Prenez soin de vous. Nous, on prendra
le temps de faire connaissace... et
on revient bientôt, promis.
bises de nous trois,
W., T. & F. ;)


Wednesday, September 26, 2018

home(t)raveling: the pics we forgot to show you!


Oops! Looks like we got somethin' to tell you guys...
So, actually, yes. Hum, that's a bit awkward. How do we begin? Well - look - there's no easy way to say it. Better be straightforward and direct: we've been cheatin' with y'all. Big time, yes. And we've been doing so for the last 9 months, more or less. We've been hiding stuff to you. Like big. But, you know: it was not that big at the beginning. You'd hardly have noticed anyway. So there was really no point to saying anything... And then it started to get bigger. Like progressively... And you know how it goes: the bigger it gets, the harder to talk about it. You can't really blame us. It always happens like that. There's the room, and the baby elephant, which gets bigger. Like a teenage elephant, and the room feels smaller. Then an adult elephant and it feels really tight in the damn room, but people keep pretending there's no elephant in there, you know: A what? No. What do you mean "an elephant"? Ha ha! Me can't see any... Can you?
Do you understand already? No? Really? Do we have to... Oh god! Don't pretend you never suspected anything! Like we posted all these articles with pictures of us and you didn't ever imagined something was going on? Come on! Wha... wait! Are you insinuating we may have censored the pics we published over the 9 past months? Of course, we had to select some and discard others. But always with the purest intentions, you know. Look, let's put everything on the table and show the other side of each of these moments. Like the "behind the scenes" of a movie. How'd you like that? You up?

in April: we're just back from Basque country and busy building the kitchen: after almost a year cooking in the garden or the staircase, it's our first priority and we're working hard! We showed you this (left), but you could have seen that (right). It's like playing "night time/day time", but we call it "you don't see it/now you see it" and it's a lot of fun, too!


in May: we're cleaning and preparing the recycled clay tiles from C. & L. to do the flooring of the future laundry room. You saw this (left) but we could have posted that (right). At about the same time, we're determined to get the first floor - bathroom, our bedroom and the so-called "guestroom" (ha ha!) - finished by the begining of summer (it obviously won't be). Here's the official picture of the rooms' plasterboard partitioning (left), vs. the bootleg one* (right).


in June: the sun is back at last for us to enjoy, and we're dedicating a few days to the garden, while the Maire is taking a chunk of it from us. We have this solstice/anniversary/surprise birthday party coming and need to make room for the pyre and the friends. Here's the garden you saw (left) and there, the Wallis just out of the frame (right).


in July: we're still convinced we can do everything before the end of the summer and before a deadline we see approaching much faster than we're able to work... Resistance is futile, Wallis: you can't work as nothin's happening nor can you hide it anymore. Well, it's not bad on these ones (left and center), but it's not working on that one (right).


in August: it's becoming challenging to hide this growing feeling that we're losing the race against the clock: only one room we're not even sleeping in yet; a big junkyard where the "guestroom" is supposed to be; and a bathroom that's getting ready but still lacks such critical features as... water. Difficult to pretend we're on time! Wallis keeps working like she's not 8 months preg----, but there's no pic of her we can shoot (left) without spoiling the secret (right).


in September: the last straight line. Now the bathroom is ready, we're putting everything we have into finishing our room, but not without style and mounting the doube-glazing on the windows. Even though the blog featured a busy routing Futuna (left), Wallis was there too: keeping a low flat profile and trying hard not to get off the frame (right)...


September 26th: our mission is almost accomplished and what's left might have to wait a little bit, now. Who needs a second room ready anyway? Or a clean and bright staircase with a fresh coat of white on the walls and ceiling? Or a nice shelf for books and music in the livingroom? Or a neat, practical space for laundry, storage and stuff? Pffft!


the moon was full last night, we may not have much time left...


That's more than enough for now
So we'll be back soon!
Take care n' enjoy,
We love y'all,
W. & F.


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* About this "bootleg" picture of Wallis: and the plasterboard wall between the 2 rooms... This image was displayed somewgere along the stop-motion we made of the building of this wall and its closet/dressing. If you don't believe us, check it here: it's straight at the bottom of the post and there's some cool music by The dirty dozen bras band!