Thursday, May 17, 2018

home(t)raveling: semaines 45 et 46.

demi-plan de travail en chêne poncé et huilé cherche sa moitié pour union à mi-bois.
Décidés à surfer sur cette vague aussi surprenante qu'inespérée de posts publiés en tenant les délais, on vous propose la suite des fronts ouverts la dernière fois, c'est à dire il y a deux semaines - c'était hier, ça fait une éternité, le temps passe trop vite, l'univers n'en finit pas de se refroidir tout en s'étirant, tout fout l'camp, c'est plus c'que c'était mon bon monsieur et d'ailleurs le fond de l'air est frais. En parlant d'univers qui se refroidit et de fond de l'air effraie, ici les températures de ces quinze derniers jours ont oscillé entre 6, comme les cordes d'une guitare - Bobby Lapointe dirait "c'est beaucoup, ce n'est pas trop" et 14, comme deux fois sept. Effrayant, non? Et comme le soleil n'a pas daigné se montrer (sans doute parce qu'il avait peur de se mouiller), on en a profité pour avancer la future salle de bains, la future buanderie et les futures chambres. Rien qu'on ne puisse faire avec du soleil, hein, soit dit en passant. Mais voilà. De toutes façons, vu le nombre de jours ouvrés entre les ponts dernièrement, la probabilité de voir débarquer un plombier ou tout autre artisan à l'improviste incitait plutôt à nous concentrer sur nos chantiers personnels et à ne pas dépendre d'une intervention extérieure. "Fais le carrelage de quelqu'un, tu avances les travaux de sa cuisine. Apprends-lui à carreler, tu débloques les travaux du reste de sa maison." Facile! C'est parti, doncques z-et hop:

la pose à sec, "juste pour voir" et pour finir de niveler et préparer le terrain: un peu de sable, trois coups de maillet et hop! c'est pas si mal.

1- la buanderie et l'atelier tomettes vintage: on a vaillamment continué à gratter, nettoyer, décaper, tremper et sécher des tomettes jusqu'à en avoir un tas généreux. Puis comme on avait déjà à peu près gratté, sablé et égalisé le sol, on a commencé la pré-pose - sans chaux ni eau ni rien, juste pour voir un peu comment elles s'agençaient et prévoir les corrections, rattrapages et ragréages de rigueur. Quelques contrôles de niveau, aussi, pour essayer de se rapprocher au maximum de la planéité et de l'horizontalité, tout en sachant que la perfection est l'ennemie de l'auto-rénovation - chez nous en tout cas! Le résultat étant plutôt convaincant, on va concrete-iser à la chaux... bientôt!

à travers la cloison et la porte, la future sdb tout habillée de rêve vert...
2- la salle de bain et son écrin de placo vert: il restait un peu d'électricité à passer et c'est fait (pour la typique petite lumière au-dessus du miroir du lavabo, parce qu'on veut bien être originaux mais des fois, les trucs conventionnels genre "un miroir pour se regarder en face du lavabo pendant qu'on se brosse les dents avec une source lumineuse juste au-dessus", c'est quand même éprouvé, fonctionnel et pratique... Donc, il y avait aussi la cloison à habiller autour de la porte, mais ça n'a guère avancé parce qu'on se tâtait (et on se tâte encore - quoique jamais en public, hein!) pour y mettre tout plein de briques de verre qu'on avait récupérées, mais dont "on savait pas trop si ça serait joli ou hyper ringard". Et puis encore tout le placo à coller au MAP sur les parois latérales. Il fallait aussi - et enfin - faire les trous pour fixer les futures étagères du petit placard à côté de la porte, parce que vu qu'il serait (est déjà d'ailleurs) assez étroit, ça serait difficile de rentrer avec la perceuse après la pose du placo. Il en manque à ce jour quelques bouts (de placo) pour le haut des murs, découpés mais pas MAPés pour cause de traduction inopinée et urgente. Puis la jonction murs/plafond et quelques trous à MAPer, les briques de verre à poser ou à oublier jusqu'au prochain chantier, et tout l'habillage du w-c à faire (en placo aussi)... tout ça avant de faire venir le jointeur pour, eh bin, jointer, et le plombier pour, eh bin, plomber. Il ne nous restera plus qu'à carreler et peindre l'ensemble et hop! On aura une salle de bain! Le genre de truc qui avance bien, mais ne se voit pas beaucoup. Nos estimations raisonnables nous disent que pour fin juin... Et pour l'instant, on se contentera de cet état des lieux en (une) image.

Futuna en plein travail ; chutes et découpes ; work toujours in progress ; côté chambre d'amis ; et côté chez nous: placard presque fini.

3- la cloison de séparation entre les chambres avec son placard/penderie: pas grand-chose à dire, c'est rigolo et pas très compliqué, même en partant de zéro en plein milieu d'une pièce. Tracer la cloison au sol avec règle et équerres ; visser les rails (horizontaux) dans le parquet ; commencer à découper et poser quelques montants (verticaux) ; les fixer après les avoir mis bien d'aplomb et d'équerre, marquer l'emplacement des rails au plafond ; poser des chevilles à placo pour fixer les rails au plafond et vérifier que tout ça tient bien. Comme les plafonds sont à plus de 2,50m et comme nous l'a conseillé le maçon, on double les montants. Et comme on prévoit de poser des étagères dans le (et autour du) futur grand placard, on pose un montant tous les 40cm au lieu de tous les 60cm (en gros, 60cm c'est l'écart standard et 40cm, c'est la nouvelle recommandation). Le seul truc, c'est qu'il faut tomber pile tous les 1,20m puisque c'est la largeur d'une plaque de plâtre. Faut aussi alterner les jonctions entre deux plaques, pour qu'elles ne tombent pas au même endroit de part et d'autre de la cloison - question de rigidité et de résistance mécanique. Bon, c'est pas sorcier, faut prendre le temps. Pour nous (on est plutôts lents), le truc complet a supposé environ 4 personnes.jours soit un gros weekend, avec un truc qui avançait bien au début et des finitions assez chronophages.

Wallis en mode demolition (wo)man et union à mi-bois consommée pour 2 demi-plans de travail poncés, huilés et réunis!

4- c'était pas prévu, mais c'est arrivé quand même: en grattant et décapant les chouettes petits placards autour de la fenêtre de l'escalier au second, on a vu que leurs montants en bois étaient bouffés et pourris. On a donc creusé un peu et découvert que le linteau de la fenêtre était complètement pourri d'humidité et qu'il faudrait le changer à l'occasion. Hum... Du coup, on a enlevé les demi-chevrons qui soutenaient les placards, puis les habillages du linteau. Et rendus là, les placards en maçonnerie n'étaient plus tenus à rien et on a dû les casser. Ouais! Encore des gravats, et pas mal d'enduit à (re)faire en perspective, puisque l'humidité qui a bouffé le bois a aussi abîmé tout le plâtre du mur nord entre le premier et le second. Une bonne surprise, en définitive... On a aussi profité d'un dimanche de pluie pour - enfin! - préparer et poser le plan de travail de l'ilot central dans la cuisine, et faire un dossier au futon qui sert désormais de canap', en attendant mieux. Des fois, faut savoir perdre du temps pour... le plaisir d'en perdre.




Et pour conclure, on vous laisse avec un petit time-lapse du montage de la cloison, pas tout à fait tout à fait intégral, puisque la batterie de l'appareil photo nous a abandonnés en cours de route et que le temps qu'on s'en aperçoive, bien sûr... Reste à poser les devants de montants avant de jointer tout ça au MAP, à faire l'enduit de finition et la peinture. On posera ensuite l'étagère à 2,30m de hauteur pour y monter les rails de portes (en 200cm de large), puis la penderie (en 140cm par 60 de profondeur) et les étagères intérieures (en 55cm par 35cm) ; et enfin, tout à droite, des étagères pour une petit coin bibliothèque en dehors du placard et en 35cm de profondeur aussi - ce qui correspond au renfoncement du coin bureau de la chambre d'amis: on lui a rendu un peu de l'espace qu'on avait grignoté pour agrandir, honteusement et sans scrupules, notre chambre.


C'est tout pour aujourd'hui.
Bon re-re-pont, profitez-en!
Plein de bises de nous 2,
W. & F.


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* À propos de cette photo de la future sdb: vous n'aurez pas manqué pas de remarquer (ou si?) que l'ancienne porte menant à la ruine (au sens propre, hein!) a disparu comme par miracle. Un petit pas pour le chantier, un grand pas pour notre tranquilité psychologique, puisqu'il est désormais impossible d'accéder à la maison depuis la ruine et réciproquement. Ça va nous permettre d'isoler correctement toute cette zone, aussi, et de peut-être nous les geler un peu moins conserver un peu mieux la chaleur l'hiver prochain... Voilà!