Friday, July 20, 2018

home(t)raveling2.0: semaine 55.

notre R2D2 à nous, dans "l'autre" chambre en version "le calme avant la tempête".
Le juillet 2018 nouveau est donc arrivé. Et avec lui les trois premières semaines de notre nouveau jeu préféré: celui des 7 différences. Superposition rigolote de "comment c'était il y a un an" et de "comment c'est maintenant que c'est fini". En fait il faudra pour le faire avoir fini des trucs et s'en remettre aux images d'archive parce que comme nous l'avaient dit quelques amis, on oublie vite... Et en parlant de différences, on va aussi tâcher de faire évoluer un peu la formule home(t)raveling pour cette deuxième saison: nouveaux scénaristes? nouveaux personnages? nouveaux ennemis mortels? nouvelles menaces imminentes? On verra ou plutôt: vous verrez. Nous on sait déjà un peu à quelle (special) sauce on sera mangés. On essaiera (encore un vœu pieux?) d'aller droit au but et de synthétiser (un peu [plus]). Pas/plus le temps de se perdre en digressions qui nous amusent pourtant beaucoup, autant qu'elles font la joie des petits et des grands... hum... Passons. En tout cas en juillet et pour résumer: on a eu beaucoup de boulot, pas mal de visites et si tout a bien avancé, ça n'a pas été aussi vite qu'on l'aurait souhaité. C'est la dure réalité des chantiers d'auto-construc' et d'auto-réno', on le savait, on va pas dire qu'on était pas prévenus, on va pas pleurer, non plus, sur le lait versé. Les travaux prendront le temps qu'ils prendront et c'est comme ça!

1- les chambres: la nôtre a un peu avancé. S'est débloquée, pour être exacts. C'est à dire qu'après presque un mois de recherches infructueuses et de coups de fils désespérants, on a fini par trouver un plaquiste pour nous faire les joints. Parce qu'alors fin juin et début juillet, le panorama quand on demande un créneau à un (bon) plaquiste en Ariège, c'est plutôt "Ah, oui, pas de problème, je vais avoir quelques journées de libres fin octobre / pendant les vacances de Toussaint / entre Noël et le réveillon / début 2019"... Et ouais: (i) les bons plaquistes, c'est comme les gynécos et les ophtalmos, il ne faut surtout pas attendre d'avoir un besoin particulier pour demander un rendez-vous.

et "la nôtre" chambre, pendant ce temps: en mode MAP sauvage (murs et plafonds), puis joint-à-bandée, enduite, redressée et prête à peindre.

Non: faut appeler, demander un rendez-vous et faire confiance à l'univers, le temps que ça arrive, c'est sûr qu'on aura attrapé, contracté ou déclaré une bonne raison de consulter! Un ami nous disait il y a quelques années que c'était ça pour réserver une table à El Bulli, chez Ferran Adrià: "tu réserves pour 2 et ensuite tu as 3 ans pour trouver la femme/l'homme de ta vie et avoir un truc à célébrer avec elle/lui". Nous on préfère des joints de placo qu'une esphérification d'huîtres et caviar de crocus à l'azote liquide. Mais bon, c'est l'esprit... et, (ii) on est désolés mais il y a des choses qu'on préfère confier à des pros. C'est mieux fait, ça va plus vite et c'est mieux fait. En plus, on souffre moins et c'est mieux fait. Donc, pour justifier un peu le truc: on a fait les joints à bande dans la salle de bain et sur le palier, parce qu'on avait besoin de le faire pour pouvoir passer le truc violet imperméabilisant dont on vous parlait encore récemment. Et vraiment, autant certains trucs sont agréables et valorisants quand on n'y connait rien, autant ça c'est pénible, frustrant, délicat et douloureux. Donc notre providentiel électricien et ami Monsieur S. a fini par nous dénicher un plaquiste, M., qui est venu faire les 2 chambres: vite, bien et avec le sourire! L'avant-veille, on a donc fait à l'arrache les derniers rebouchages au MAP et bâti avec des briques de chaux-chanvre et du plâtre gros, les renforts de dessous de fenêtres, non sans y avoir intégré des chevrons chevillés au mur en pierre pour pouvoir y fixer les radiateurs. Résultat: on a poncé l'excellent travail de M. et on est prêts à passer une sous-couche et deux couches de peinture! En revanche, la chambre 2 a reculé, puisqu'elle est devenue dépôt-dépotoir (après le défi-défilé, voici le dépôt-dépotoir) où stocker tout ce dont on a besoin pour bosser sur le palier, dans la salle de bain et dans la chambre 1. Triste et dure réalité: la chambre d'amis passe après tout le reste. Et oui!

donc: un pied, une chu-te, un tasseau que l'on colle, un trou pon-cé, pour fair' une poi-gnée: les tabourets de bar, le banc à bûches au-ssi...

2- les tabourets de "bar": bin lô, c'est un petit projet à part qui mériterait presque un handmade with love. On voulait des tabourets hauts pour l'ilot central de la cuisine et on ne voulait pas les acheter. En plus ceux qu'on avait vus ici et là, ils nous plaisaient pas. Ou alors y'a longtemps. Et ils étaient pas beau. Et z'étaient faits en Chine. On a donc demandé à un voisin des parents de Futuna, métallier en pré-retraite - et qui, de son propre aveu, s'emm---ait ferme dans son grand atelier presque vide - de nous souder d'après schéma assez rudimentaire, le piètement de nos deux tabourets, sur lesquels nous n'aurions "plus" qu'à poser deux assises faites par nos soins dans les chutes de chêne laminé du plan de travail de l'ilot. Et en voyant qu'il bossait vite, bien et pour pas cher, on lui a aussi demandé de nous faire la structure d'un petit banc à bûches que voici, pour fixer dans l'angle à côté et pouvoir lire ou tricoter au chaud l'hiver, un chat sur les genoux... Petit projet facile et rapide mais qui apporte un peu plus de confort à la cuisine, invite à déjeuner ou prendre l'apéro accoudés/accostés à l'ilot et nous permettra d'aborder l'hiver du bon pied!

truc violet imperméabilisant et grès cérame là où le plombier doit passer ; sous-couche partout ailleurs ; et vasque pré-posée 'pour voir'.

3- la salle de bain: avec (et sans, ça dépend des jours et de son agenda de musicien, grimpeur et hôte de gîte touristique) l'aide experte de notre S. national, on a avancé le carrelage de notre coquette future sdb. Le bâti du w-c est carrelé, tout comme le tour du plan de travail du lavabo. On a aussi mis la priorité sur le mur du fond de la douche, parce que c'est là que viendront la colonne et la vitre: notre objectif étant de terminer toutes les zones où le plombier aurait à intervenir, histoire qu'il puisse venir n'importe quand passer les tuyaux et connecter les trucs. Et en parallèle, on aurait le temps de finir de carreler l'autre paroi de la douche et la fin des plinthes, d'enduire et peindre le plafond et le reste des murs, de préparer les étagères et un petit banc façon cabine de piscine pour se sécher les pieds ou se brosser les dents mais chut c'est un secret pour l'instant...

un dernier p'tit effort, avec l'aide du Futuna's father, pour une sous-couche in extremis.
Tout ça avance donc et en exclusivité, on vous montre à quoi ressemblera le truc (photo 3 ci-dessus), même si pour l'instant, le plan de travail n'est pas verni, ni fixé, la vasque pas montée, ni connectée ni rien. Et à bien y regarder on dirait même qu'on est revenus en arrière entre la deuxième et la troisième image - ce qui est bien possible au demeurant... Voiiiiiilà!

3- le "après l'effort le réconfort": parce qu'on doit quand même ménager le chou et la chèvre (lequel est Wallis, laquelle Futuna? à vous de décider...), on a trouvé le moyen de prendre en juillet quelques heures de pauses qui s'imposent pour aller chercher notre dose, recharger en iode et en musique nos méditerranéennes batteries. C'est promis, on vous le racontera dans un prochain post, parce qu'il ne faut pas tout mélanger et parce qu'il faut bien en garder un peu pour demain. On vous laisse donc avec la chambre dite "la nôtre" et sa sous-couche encore fraîche, grâce à la visite et l'envie d'en découdre de notre Francis préféré - où l'on voit le placard qui un jour en sera un, la porte restaurée l'an dernier et que l'on aimerait déjà re-poncer avec un grain plus fin (on devient exigeants!? et le rebord de fenêtre refait...


Allez, c'est donc tout pour aujourd'hui.
Profitez bien de ce bel été
Bises de nous 2,
W. & F.


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* Une fois n'est pas coutume: voici un post sans aucune note de bas de page et pratiquement sans digressions! Premier constat: ça gagne drôlement du temps, pour nous en tout cas... ;)


Thursday, June 28, 2018

home(t)raveling: 12 months are 52 weeks are 365 days are 8760 insane hours!

#1 planet Earth, as seen from "our" little village, on an average summer night.
It took us a whole year to get here, from there: from this crazy (but not un-wellthoughtof) decision to commit to those lovely old stones wrapped in ivy and call them home. One hell of a long, intense, dirty, sweaty, dusty, draining yet overall extremely rewarding and enjoyable year. Mostly a privilege, a gift, a life-treat, a dream come true. But also, although very sporadically, a stamina sucker, an absolute nightmare, a gumption trap: euphemistically speaking, an absolute pain in the a--!


Who would have said just two years ago, running away from Johnny Hallyday* so hard we frenetically got on successive buses, trains and ferries until we eventually hit some Japanese shore? Not us, that's for sure.
Who would have said exactly four years ago, cruising like there were no tomorrows through seemingly endless hemp-and-poppy fields (forever) onboard the TRANSITion? Believe it or not, not us!

But, hey, it's been a wild and beautiful ride. And there's a clear trend that it's only getting better all the time, a little better all the time (not, this one! or you sing it yourselves...). Now let's face it: the summer solstice and this first lap around the home(t)ralendar caught us a bit out of schedule: we "failed to meet the deadline" - as we freelancers hate to hear (or admit) - but we got some shit done! Just have a look below if you need to refresh your memory... And of course, we keep on working harder, better, faster, stronger (yeah!). Because, you know: these two bedrooms and bathroom aren't going to build themselves, are they? Right. And at the same time, it's not a race and it's not about getting anywhere. It was indeed this blog's opening mantra, almost five years ago: "Everyday is a journey and the journey itself is home". Remember (to let it under your skin)? Like everything else, it's about doing it with love.

BEFORE: ladies and gentlemen, please be welcome! come in and take the 'day 1' tour: kitchen, wallpapers, entrance corridor and living-room!
DURING: ladies and gentlemen, put your protective clothing on and get your armpits wet! we'll get to the bones, put some fresh flesh and skin.
AFTER: ladies and gentlemen, Wallis & Futuna are proud to introduce the ground floor, aka the hemp-and-lime salon, aka, the living space.

So, yes: one whole year working, enjoying, suffering and - you know - learning in the making. Even though you have no clue what you're doing. Even though it looks like you're lost. Wisdom passes through you just as water passes through some limestone crack. And eventually, just like calcite crystallizes at the tip of a stalactite, understanding drips and forms new shapes at the tip of your understanding of the world surrounding you. You can't actually resist this slow process of accretion. It is happening, every minute of every day. Even in the darkest cave, with nobody to witness it. You live, you learn. Amazing Alanis Morrissette who said it clear back then in the mid-eighties (and nobobdy seemed to realize). This past friday, for instance, over some random small talk with a perfect stranger at the bakery, we learnt that it was indispensable to specifically waterproof our bathroom walls. The conversation went something like this, transcribed in the spirit of Benjamin Hoff:

the waterproofed shower corner, sink area and floor junctions.

- What? -erproofing? But it's all green 'waterproof' plasterboard we used, we said in sheer worry.
- Green only means it's more expensive, heavier and resists a bit more than regular. Still is paper and plaster. Still dissolves and rots with moist, the random stranger replied.
- But we're tiling with stoneware tiles and waterproof grouting, we tried.
- Tiles and grouting are intrinsically porous. Deal with it, he sentenced.
- But we were told..., we cried.
- Grow up, kids. Stop believing stuff, he yelled.
- B-b-but..., we tuttered.
- Nope, he cut.

At that point, Piglet fainted and Pooh said:
- Oh, I see. We'll have two croissants and one baguette, please, Ma'am.

www (Wu-Wei Wisdom) conclusion: "Drama and paradigm shifts are not worth spoiling one's breakfast."

- The end -
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So later that morning, we went to our favourite PointP dealer and asked for the bathroom waterproofing "purple kit". "Purple kit, pu-urple kit", a dude sang in the back. A bunch of construction workers nodded in approbation: you guys know whatchadoin', they silently said closing their eyes slowly and repeatedly, in cat-like motions. Everybody seemed to know exactly what this was all about, what the waterproofing purple kit was and what it was for - but us. That's what happens when you hang around building supplies stores by mid-morning. We bought the stuff, came back home and opened the purple kit. There was evening and there was morning. And on the second day, [we] read the SPC and [we] saw that it was good. We followed the instructions with a brush and soon after that, we had a waterproofed Arch, ready for a purple rain-flood. It (un)fortunately never came. But [we] saw that was good too, indeed, because our saviour and friend S. showed up the day after that to give us a hand with the tiling. Here's how it went until now (needless to say the walls will be tiled or painted depending on their exposure to water**):

the waterprrof-sealed shower corner ; the very-multi-skilled S. at work ; the floor half-tiled and... the floor tout à fait tiled!

In June, just on time to close this opening year, we also got contacted (again) by Monsieur the Maire and his crew. They had this crazy project to expropriate part of the garden in order to build a new car park on it. Apparently (according to them), it was very much needed, as the neighbours regularly passed out, suffered severe cramps or acute dehydration upon walking from their respective car to the door of their respective house. "This village needs an extra car park just as the sow needs the boar", Monsieur the Maire said. And the choir of angels his deputies to sing a cold and a broken Halleluiah. So, we did our best, it wasn't much. We negociated and resisted. We couldn't feel so we tried to touch. And all these things. We ended up with a broken throne, a new hair cut and a fifty-fifty deal: they'd only take a smaller sample of the garden, they'd pay a very symbolic amount of money for it, they'd build a decent 6-spot car park where a beautiful hazelnut tree used to spread its branches and hazelnuts. And around the 15th:

the (roaring) noise and the (cold steel) fury of progress and civilization digging their truth across our garden, courtesy of the Mairie!

At least it went fast and they did it with a firm hand. Our neighbours' cat supervised the whole operation and after a week, we had a new wall with a fancy fence, a very neat 6-park and a pile of super cool salvaged wall-stones in a corner of the garden - for later. Not so bad in the end. We'll plant more (fruit-) trees than they cut, and edible plants, and botanicals, and a couple of ducks. Screw progress, civilization and the people who refuse to walk 100 meters from their houses to their cars... Anyway. Let's conclude on a positive note: this first anniversary also pretty much fell with the summer solstice, that is to say, with our dear U.'s birthday, who had just left his busy and vibrant Barcelona to visit us for a short climbing retreat in the Ariège. And since any reason/excuse to celebrate is a good one, and we could easily come up with several, we decided to throw a merry, multi-purpose and impromptu petite fête. Hurray!


our luxury brewer G. and his astonishing brew-duction ; the subtle and moving sounds of Duo Hïka, for their unofficial debut at the hangar...

A bunch of friends came with yummy food on the evening of the 23rd; we all gathered around the compulsory Saint-Jean bonfire; U. turned older doing what he enjoys most: meeting new people and chatting over a drink; Wallis baked some boníssimes coques catalanes with peppers, garlic and anchoves; J.-M. took the art of BBQ-ing one step further; Mr. G., our very finest brewer, brought a comprehensive sample of the very finest BdQ beers; and Mr. S., our very finest tiling coach (see above), who happens to be an exquisite musician, made us the pleasure and honor to come present a few songs of his new project together with amazing singer Karolina: "Duo Hïka, songs of love, loss and longing". Impossible to dream of a lovelier, nicer, more beautiful conclusion and celebration for this first home(t)raveling year! The live footages we shot are way too shaky (blame it on the genuine emotion and intense goosebumps all over our bodies), so we share this one song with you here. Visit their website, fall in love with them, check their next gigs (in both the Toulouse/Ariège area and Barcelona) and go hear them live!




Alright. We just have enough room left to give a huge and heartfelt "thank you!" to all the friends who came and helped, who gave energy, gave ideas, gave inspiration and gave a hand. Both that night and any other time during this whole intense year, for an hour or for two weeks (i sí, bitxo, aixo ès per tu: gràcies, gràcies i gràcies! T'estimem mil!). Thanks for your time, love and advice, for sharing your skills, craft, knowledge and/or tools. Thanks to you all for your support and for this beautiful Saint-Jean's eve. With our batteries reloaded, we're ready for another year, for a brand new season of home(t)raveling, for a housefull of adventures and surprises. And this is thanks to you all, folks!

We'll be back soon.
with a lot more
and we love you,
F & W


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* About Johnny Hallyday (may he R.I.P) in Pamiers: on July, 14th, 2016, the oldest and most famous French song-writer,composer, performer, Harley Davidson rider and rock-and-roller ever, came and gave a live show for the French national bank holiday at the local stadium in Pamiers, Ariège - causing us to run away as far as we possibly could... and look where it took us!


#2 an average summer night, as seen from planet Earth nearby "our" little village.
** to be absolutely honest about the purple waterproof sealing coat: there's quite a bunch of friends, family and acquaintances who visited the would-be-bathroom before the walls got tiled or painted. And a few of them (only the nicest) put a horror face for a second before making up too big a smile and saying too loud something like "Ooooh! That is indeed a nice colour you picked for the bathroom!", "It suits the tiles real well, you guys do have an eye for home design!" or "Waow! It's... really... different. Would have picked the exact same colour myself". After an awkward silence we had the power to make excruciatingly long, we could give 'em some relief  saying "Cut the crap, it's okay, it's getting covered tomorrow"





Thursday, May 31, 2018

home(t)raveling: mes 11 y algo!

primera vela busca última recta...


...para llegar a tiempo: y es que estamos cerrando el mes de mayo, el undécimo - o como se diga eso. Aunque tenemos para rato, aunque lo asumimos y aunque no se trata de llegar a ninguna parte (sino de transitar todo esto y todo lo demás), aquí estamos a punto de cerrar una primera vuelta del calendario home(t)raveling. ¡Un año! ¡Huîtres! Sin ponernos más presión de la de siempre, que ya está bien, nos gustaría que hubiera algunas "cosas terminadas", vamos... Ya hemos tirado la toalla para unas cuantas que llegarán cuando puedan. Pero hay un par de milestones que nos gustaría alcanzar antes de la próxima luna.

para empezar: montar un bajo de ventana con cal-y-cañamo...
Hemos estado bastante pendientes del trabajo y de los trabajos; bastante de-pendientes de un par de artesanos*; y totalmente rendidos ante los caprichos del tiempo. Y nada de eso ayuda. Mil vueltas para decir que hemos avanzado poco desde la última vez. No estamos teniendo la primavera fácil y ligera que esperábamos, después de un  invierno más largo y duro que... Ya está bien de quejarse, ¡venga, va!

Total: ha avanzado un poco el intensivo de pladur de la primera planta. Cuarto de baño y pared/armario entre las habitaciones. Las juntas con mortero adesivo están hechas, como apreciarán en el techo de nuestra habitación. Tan solo nos faltan unos pocos acabados à la con que no se acaban nunca porque ya son demasiado pocos para dedicarles una mañana o una tarde, pero aun son grandes como para poderles encajar entre ducha y cena, así que se quedan sin acabar. Eso sí, hemos tenido la gran suerte de recibir una llamada el martes a la 07:45. Era el fontanero que tenía que venir desde hacía 10 o 12 días y nos llamaba para avisar que tenía un hueco y cargaba la furgoneta y llegaba en seguida. Maravilloso: te despierta el fontanero (sí!) antes de las ocho para anunciarte que entras en sus planes para ya. Si no fuera porque huele a segundo plato que lo notas a la milla, y si no fuera porque esperabas su llamada con antelación como tu gran estrategia para acabar acabando los acabados, estaría genial. En este caso, lo del orgullo dolido de hacer de plan B, te lo tragas - hay que ser prácticos, hay que avanzar. En este caso también, curiosamente, lo de la estrategia de la presión de la deadline que tendría que haber fallido, curiosamente había funcionado por anticipado - ¡miren que cosas!

Es decir: tarea anticipada sin tener una deadline concreta. Seguro que se acuerdan de la máquina infernal del Dr. Strangelove, en la peli** esa, extraordinaria y brillante. Del Stanley Kubrick. Durante la guerra fría. Con Peter Sellers. Bueno, lo de la máquina infernal es -en substancia- un sistema genial que funciona muy bien, pero solo si tienes la información de que existe el sistema en cuestión con antelación. Aquí está el truco. Lo resumo así a saco porque sino, eso va para rato. Y puesto que en esta entrada de blog, hay poco que mostrar, tampoco puede haber kilómetros de texto de hacerse tendinitis usando el scroll del ratón... En fin: la estrategia de la presión de la deadline, que también se conoce como el último antidoto a la procrastinación, no funciona si no hay una deadline clara, claro. A no ser que por algún milagro, se haya terminado lo del mortero adesivo al día anterior - un domingo - entre las 7 y las 9 de la tarde, para rematar la jornada e irse a la ducha sin sentirse culpable. ¿Ponerme presión? ¿Yo?

pues ya está: viene el lampista de buena mañana a colocar el bastidor del w-c y el plato de ducha donde calculamos...
y enseguida nos podemos ocupar de revestir con pladur y prepararlo todo para embaldosar. Parece muy
easy, ¿verdad?

El día siguiente, también hemos tenido deadline, pero acordada esta vez: la visita de nuestro electricista favorito, el guapo y sympático monsieur S., para ayudarnos a terminar cuatro cositas de la planta 1 que después se podrían enterrar en pladur y olvidar para siempre. Justo entre la visita del lampista y el remate de juntar y pintarlo todo. Una vez hecho esto, estaría todo listo ya***: ¿a ver si será verdad al final que lo terminaremos un día? And last but not least, hemos aprovechado las pocas horas de sol siempre que hemos podido: dejando cualquier cosa que estuvieramos haciendo y saliendo a hacer vitamina D trabajar en el jardín. Hemos podido así hacernos unas buenas sesiones de quitar hiedra y mover piedras, como un ritual propiciatorio para llamar el verano. Le hemos recuperado un rincón al caos vegetal, pero con realismo: sin empezar huerto, que no hay tiempo, ni energía. Ni tiempo. Y como tampoco hay energía, ya ven... Hemos movido el compost al lado de un rosal para limpiar una esquina donde habían acumulado porquería y escombros y hemos empezado a reconstruir al pie del muro: un banquito de piedra, una maseta de piedra para el avellano y un bancal de piedra para plantar - un día - aromáticas. Nos ha faltado comprar un saco de cal "hidráulica" para poder hacer mortero y montarlo todo bien - y Ford sabe cuándo será ahora.

unas pocas piedras bien avanzadas en el proceso de selección y unas cuantas candidatas más; el rosal y el compost, feliz, recién movido.

Total, que si un poco de cuarto de baño, que si un poco de habitaciones, que si un poco de electricidad y que si un poco de jardín. Y ya está para este update de finales de mayo que se queda sin casi imágenes. Hay épocas ingratas de curro que no se ve. Pero ya se recogerán los frutos y -ojala- lograremos tachar más cosas durante el mes de junio: el dodécimo, el esperado, el soleado, el alegre ¡el aniversario!

I sembla que aixo és tot per avui, companys
Tornarem aviat amb més noticies...
Cuideu-vos molt tots,
¡Us estimem!
F. & W.


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* acerca de estos 2 (dos) artesanos que nos tienen desesperados: se trata de un lampista para conectar tubos y tuberías en el futuro cuarto de baño (que eso sí que no lo hacemos nosotros porque no es plan de que vaya goteando y perdiendo durante los próximos 20 años) y un pladur-ista para hacernos las juntas del pladur (que eso sí que no lo hacemos nosotros porque es un curro de la ostia que o bien eres profesional, o bien pues miren que divertido: tardas mil, queda mal, y te rallas molt). por lo demás, fieles a la filosofía home(t)raveling de doing-it-ourselves tanto como podamos, pues lo hacemos nosotros tanto como podemos. Y disfrutándolo, ¡claro!


** acerca de la máquina infernal: para qué explicarlo nosotros si lo puede hacer él muy mejor y mucho bien... para ustedes, en exclusiva y 30 años después: ¡la Máquina infernal del Doctor Strangelove!



*** acerca de la ingénua afirmación "estará todo listo ya": ridículo ataque de entusiasmo bobo. Y para reponer las cosas en contexto: una vez ·acabado este remate eléctrico, y el juntar y pintar el pladur", significa poner las cintas para juntas, lijar, acabar y re-lijar el pladur de paredes y techo de 2 habitaciones y baño; pasar imprimación, capa 1 y capa 2 de pintura en paredes y techo de 2 habitaciones y baño; lijar parquet, cambiar láminas de parquet en mal estado, tratar parquet, vitrificar parquet; montar puertas y estanterías del armario, así como otras estanterías; decapar, lijar, tratar, barnizar/aceitar las puertas y sus marcos; colocar estufas en las habitaciones; medir, cortar, lijar, tratar y barniar/aceitar los zócalos de las habitaciones; repetir todos estos pasos para los rellanos de las plantas primera y baja, y para la escalera; embaldosar suelo y paredes del baño, colocar los pavés de vidrio y juntarlos al lado de la puerta; montar estanterías del baño, plan de trabajo del baño y estufa del baño. Y entonces, sí que estará más o menos la fase 1 de la obra, la-que-pensábamos-acabar-para-navidades-2017-y-habrá-suerte-si-acabamos-para-navidades-2018... Madre mía...

Thursday, May 17, 2018

home(t)raveling: semaines 45 et 46.

demi-plan de travail en chêne poncé et huilé cherche sa moitié pour union à mi-bois.
Décidés à surfer sur cette vague aussi surprenante qu'inespérée de posts publiés en tenant les délais, on vous propose la suite des fronts ouverts la dernière fois, c'est à dire il y a deux semaines - c'était hier, ça fait une éternité, le temps passe trop vite, l'univers n'en finit pas de se refroidir tout en s'étirant, tout fout l'camp, c'est plus c'que c'était mon bon monsieur et d'ailleurs le fond de l'air est frais. En parlant d'univers qui se refroidit et de fond de l'air effraie, ici les températures de ces quinze derniers jours ont oscillé entre 6, comme les cordes d'une guitare - Bobby Lapointe dirait "c'est beaucoup, ce n'est pas trop" et 14, comme deux fois sept. Effrayant, non? Et comme le soleil n'a pas daigné se montrer (sans doute parce qu'il avait peur de se mouiller), on en a profité pour avancer la future salle de bains, la future buanderie et les futures chambres. Rien qu'on ne puisse faire avec du soleil, hein, soit dit en passant. Mais voilà. De toutes façons, vu le nombre de jours ouvrés entre les ponts dernièrement, la probabilité de voir débarquer un plombier ou tout autre artisan à l'improviste incitait plutôt à nous concentrer sur nos chantiers personnels et à ne pas dépendre d'une intervention extérieure. "Fais le carrelage de quelqu'un, tu avances les travaux de sa cuisine. Apprends-lui à carreler, tu débloques les travaux du reste de sa maison." Facile! C'est parti, doncques z-et hop:

la pose à sec, "juste pour voir" et pour finir de niveler et préparer le terrain: un peu de sable, trois coups de maillet et hop! c'est pas si mal.

1- la buanderie et l'atelier tomettes vintage: on a vaillamment continué à gratter, nettoyer, décaper, tremper et sécher des tomettes jusqu'à en avoir un tas généreux. Puis comme on avait déjà à peu près gratté, sablé et égalisé le sol, on a commencé la pré-pose - sans chaux ni eau ni rien, juste pour voir un peu comment elles s'agençaient et prévoir les corrections, rattrapages et ragréages de rigueur. Quelques contrôles de niveau, aussi, pour essayer de se rapprocher au maximum de la planéité et de l'horizontalité, tout en sachant que la perfection est l'ennemie de l'auto-rénovation - chez nous en tout cas! Le résultat étant plutôt convaincant, on va concrete-iser à la chaux... bientôt!

à travers la cloison et la porte, la future sdb tout habillée de rêve vert...
2- la salle de bain et son écrin de placo vert: il restait un peu d'électricité à passer et c'est fait (pour la typique petite lumière au-dessus du miroir du lavabo, parce qu'on veut bien être originaux mais des fois, les trucs conventionnels genre "un miroir pour se regarder en face du lavabo pendant qu'on se brosse les dents avec une source lumineuse juste au-dessus", c'est quand même éprouvé, fonctionnel et pratique... Donc, il y avait aussi la cloison à habiller autour de la porte, mais ça n'a guère avancé parce qu'on se tâtait (et on se tâte encore - quoique jamais en public, hein!) pour y mettre tout plein de briques de verre qu'on avait récupérées, mais dont "on savait pas trop si ça serait joli ou hyper ringard". Et puis encore tout le placo à coller au MAP sur les parois latérales. Il fallait aussi - et enfin - faire les trous pour fixer les futures étagères du petit placard à côté de la porte, parce que vu qu'il serait (est déjà d'ailleurs) assez étroit, ça serait difficile de rentrer avec la perceuse après la pose du placo. Il en manque à ce jour quelques bouts (de placo) pour le haut des murs, découpés mais pas MAPés pour cause de traduction inopinée et urgente. Puis la jonction murs/plafond et quelques trous à MAPer, les briques de verre à poser ou à oublier jusqu'au prochain chantier, et tout l'habillage du w-c à faire (en placo aussi)... tout ça avant de faire venir le jointeur pour, eh bin, jointer, et le plombier pour, eh bin, plomber. Il ne nous restera plus qu'à carreler et peindre l'ensemble et hop! On aura une salle de bain! Le genre de truc qui avance bien, mais ne se voit pas beaucoup. Nos estimations raisonnables nous disent que pour fin juin... Et pour l'instant, on se contentera de cet état des lieux en (une) image.

Futuna en plein travail ; chutes et découpes ; work toujours in progress ; côté chambre d'amis ; et côté chez nous: placard presque fini.

3- la cloison de séparation entre les chambres avec son placard/penderie: pas grand-chose à dire, c'est rigolo et pas très compliqué, même en partant de zéro en plein milieu d'une pièce. Tracer la cloison au sol avec règle et équerres ; visser les rails (horizontaux) dans le parquet ; commencer à découper et poser quelques montants (verticaux) ; les fixer après les avoir mis bien d'aplomb et d'équerre, marquer l'emplacement des rails au plafond ; poser des chevilles à placo pour fixer les rails au plafond et vérifier que tout ça tient bien. Comme les plafonds sont à plus de 2,50m et comme nous l'a conseillé le maçon, on double les montants. Et comme on prévoit de poser des étagères dans le (et autour du) futur grand placard, on pose un montant tous les 40cm au lieu de tous les 60cm (en gros, 60cm c'est l'écart standard et 40cm, c'est la nouvelle recommandation). Le seul truc, c'est qu'il faut tomber pile tous les 1,20m puisque c'est la largeur d'une plaque de plâtre. Faut aussi alterner les jonctions entre deux plaques, pour qu'elles ne tombent pas au même endroit de part et d'autre de la cloison - question de rigidité et de résistance mécanique. Bon, c'est pas sorcier, faut prendre le temps. Pour nous (on est plutôts lents), le truc complet a supposé environ 4 personnes.jours soit un gros weekend, avec un truc qui avançait bien au début et des finitions assez chronophages.

Wallis en mode demolition (wo)man et union à mi-bois consommée pour 2 demi-plans de travail poncés, huilés et réunis!

4- c'était pas prévu, mais c'est arrivé quand même: en grattant et décapant les chouettes petits placards autour de la fenêtre de l'escalier au second, on a vu que leurs montants en bois étaient bouffés et pourris. On a donc creusé un peu et découvert que le linteau de la fenêtre était complètement pourri d'humidité et qu'il faudrait le changer à l'occasion. Hum... Du coup, on a enlevé les demi-chevrons qui soutenaient les placards, puis les habillages du linteau. Et rendus là, les placards en maçonnerie n'étaient plus tenus à rien et on a dû les casser. Ouais! Encore des gravats, et pas mal d'enduit à (re)faire en perspective, puisque l'humidité qui a bouffé le bois a aussi abîmé tout le plâtre du mur nord entre le premier et le second. Une bonne surprise, en définitive... On a aussi profité d'un dimanche de pluie pour - enfin! - préparer et poser le plan de travail de l'ilot central dans la cuisine, et faire un dossier au futon qui sert désormais de canap', en attendant mieux. Des fois, faut savoir perdre du temps pour... le plaisir d'en perdre.




Et pour conclure, on vous laisse avec un petit time-lapse du montage de la cloison, pas tout à fait tout à fait intégral, puisque la batterie de l'appareil photo nous a abandonnés en cours de route et que le temps qu'on s'en aperçoive, bien sûr... Reste à poser les devants de montants avant de jointer tout ça au MAP, à faire l'enduit de finition et la peinture. On posera ensuite l'étagère à 2,30m de hauteur pour y monter les rails de portes (en 200cm de large), puis la penderie (en 140cm par 60 de profondeur) et les étagères intérieures (en 55cm par 35cm) ; et enfin, tout à droite, des étagères pour une petit coin bibliothèque en dehors du placard et en 35cm de profondeur aussi - ce qui correspond au renfoncement du coin bureau de la chambre d'amis: on lui a rendu un peu de l'espace qu'on avait grignoté pour agrandir, honteusement et sans scrupules, notre chambre.


C'est tout pour aujourd'hui.
Bon re-re-pont, profitez-en!
Plein de bises de nous 2,
W. & F.


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* À propos de cette photo de la future sdb: vous n'aurez pas manqué pas de remarquer (ou si?) que l'ancienne porte menant à la ruine (au sens propre, hein!) a disparu comme par miracle. Un petit pas pour le chantier, un grand pas pour notre tranquilité psychologique, puisqu'il est désormais impossible d'accéder à la maison depuis la ruine et réciproquement. Ça va nous permettre d'isoler correctement toute cette zone, aussi, et de peut-être nous les geler un peu moins conserver un peu mieux la chaleur l'hiver prochain... Voilà!