Saturday, September 16, 2017

home(t)raveling: semaines 10 et 11

somewhere over the rainbow, le 16/09, aux confins de l'Ariège et du Lauragais.
Voilà, (l'été) c'est fini! Il y a des colchiques dans les prés, des hirondelles sur les lignes PTT et déjà de la morve dans les nez. Faut dire que si l'été fut agréable, il fut aussi frais et humide (j'dis ça j'dis rien, c'est juste rapport aux nez et à la morve...). Et qu'on espère, du coup et en toute franchise, que l'automne sera un peu indien (le lien vers une célèbre chanson de Joe Dassin se refuse à fonctionner et me fait planter la page, je vous laisse donc la fredonner chacun pour soi... Heureux ceux qui y ont échappé, chantez plutôt somewhere over the rainbow, c'est de saison aussi...). Avec la rentrée des classes, les amis de passage retournent chez eux, à leurs histoires, leurs problèmes et leurs vies respectives ; on les re-remercie une fois encore, c'est fait. Et on vous invite à aller jeter un oeil aux épisodes de leurs contributions en français, en anglais et en catalan. Y'en a pour tous les goûts, faut pas vous gêner! Nous, on a bien profité (à tous les sens du terme, ha ha ha!) de leur présence et on se réhabitue doucement au calme, aux petites vaisselles et aux grandes pièces vides. Mais on ne ralentit pas le rythme pour autant : maintenant que les chambres d'amis sont libres et abandonnées, on est en mesure d'attaquer deux des 4 gros chantiers d'avant l'hiver: 1- électricité et 2- isolation des planchers/plafonds. Sans plus tarder, donc, voici le chapitre électricité, grâce à et avec l'accompagnement expert, bienveillant et toujours très pédagogue d'un électricien et ami ariégeois d'adoption : monsieur S.*

l'installation électrique pour nous, les nuls: on creuse des saignées, on tire des gaines, on pose des boîtes et puis, à la fin, IL monte le tableau!!

Voilà, en résumé l'électricité c'est comme tant d'autres choses dans la vie: il faut bien réfléchir et planifier AVANT de se jeter sur les outils. On a aussi appris les choses suivantes, qui découlent naturellement de la règle numéro 1 énoncée ci-dessus.

1- C'est plus facile quand on sait un peu comment ça fonctionne et quelles sont les 3 règles à ne jamais transgresser.
2- C'est plus long et plus compliqué à imaginer/concevoir/dessiner sur le papier qu'à mettre en oeuvre sur le terrain.
3- C'est plus détendu quand on est une petite main et que quelqu'un d'autre se prend la tête sur les vrais problèmes.
4- C'est toujours utile d'en mettre PLUS (de prises, de points lumineux, de gaines en rab'), pour si jamais on veut rajouter un radiateur ou un truc dans le futur, que de devoir TOUT repercer et TOUT refaire plus tard.

Il y en aurait d'autres, bien sûr, comme la très sage: "Ne coupe pas la gaine trop juste en sortie, gros, il vaut mieux en gaspiller 15 cm maintenant que devoir en retirer 10 mètres à la fin!", mais on n'a pas la place de les mettre toutes ici.

Apolline, si tu nous lis, ce quatrain d'alexandrins d'inspiration symboliste, romantique, moderne, impressionniste ET steam-punk t'est dédié:
"entre poulpe-cyber et plexus guère solaire,
dans la sourde pénombre de nos persiennes closes,
les gaines déroulées - racines à l'envers -
lancent sous le plafond leur grise anastomose."
Et bien évidemment, si on choisit de faire des plafonds suspendus, on a la possibilité de TOUT faire passer ou presque par là, et c'est quand même drôlement confortable et facile! Par contre, même pour une (petite) habitation de 90 m² environ, sans trop d'électro-ménager, sans télé, sans gros appareillage et sans respecter la RT2012 applicable aux constructions neuves* puisqu'on a la chance d'être en rénovation, ça fait quand même un paquet de saignées à faire et à boucher, de mètres de gaines et de cables, de boîtes, de prises et j'en passe... Pour nous en l’occurrence, il y a environ 200 m de préfilé 3 fils en 20 mm (prises), 150 m de préfilé 3 fils en 16 mm (éclairage), une dizaine de mètres de gaine 25 mm avec 3 fils en 6 mm², 50 m de gaine vide en 20 mm et 25 mètres de gaine vide en 40 mm pour de futures extensions vers la grange. Plus bien sûr toutes les boîtes de prises et d'interrupteurs, les colliers, les vis et chevilles de fixation et le plâtre pour reboucher les saignées.
quelques-uns des (délicieux) cèpes offerts par notre S. préféré!
Il aura fallu 6 journées à monsieur S. (plus quelques soirées et deux weekends de notre labeur au milieu) pour nous monter l'installation du rez-de-chaussée et du premier, ainsi que des réservations pour de (possibles) aménagements (à long terme) et extensions (futures).

Pendant, à côté et en dehors du travail, S. est adorable, tranquille et généreux. On a partagé de belles et longues conversations autour d'un thé, d'une chocolatine ou d'un repas et on a même eu le privilège de goûter une belle poêlée de cèpes des-sous-bois-du-Prat-d'Albis-de-derrière-chez-lui. Car S. pêche la truite et chasse le champignon en saison, avec ses fils et avec beaucoup d'amour! Il nous a aussi offert des pêches de son verger. Si tous les artisans étaient comme ça, on retaperait des maisons tous les jours! Enfin bon... Donc l'électricité, c'est fait (ou presque), merci S. c'était un plaisir de travailler avec toi et on espère que tu reviendras nous voir! De toutes façons, il restera quelques finitions pour "dès qu'on aura fini" la cuisine, les chambres du premier et la buanderie (la bonne blague!), mais il n'y aura que de l'appareillage à poser et un va-et-vient en attente à monter.

On a quand même aussi profité d'une journée libre pour louer un perforateur/marteau-piqueur digne de ce nom et commencer à faire sauter la dalle de la buanderie, que l'on veut remplacer par les authentiques tomettes lauragaises récupérées chez nos chers C. & L. On détaillera un peu plus tard la pose traditionnelle sur le lit de sable et chaux, chaque chose en son temps. Pour l'instant, on s'est contentés de détruire, d'évacuer les gravats (la cinquantaine de voyages en 2c15 à la déchetterie est passée, on a fêté ça et on continue d'en ajouter au compteur!) et d'aplanir le sol.

hommage à Marcel Gotlib : quel est le point commun entre un marteau-piqueur et un naufragé affamé? aucune, tous les deux crèvent la dalle. Sorry!
Voilà, cette fois c'est fini pour cet épisode, on aimerait vous en montrer plus mais on n'en a pas fait plus à ce jour. De brefs voyages dans le temps sont certes à notre portée (grâce notamment au délai parfois préoccupant entre les choses qui se passent et leur apparition ici) et ce ne serait pas la première fois que l'on vous ferait, dans ces colonnes, passer des futurs antérieurs pour des lanternes. La question est plutôt: "êtes-vous prêts à voir ce que vous réserve l'avenir?" Oui? Vraiment? C'est sûr? D'accord. Vous n'irez pas vous plaindre, après, hein?

Dernière image, donc : un plan très flou artistique de Wallis et du va-et-vient du salon,
avec en avant-première un peu du ch--x ch----e du salon, en exclusivité et rien que pour vous!

Allez, plein de bises
et à très bientôt,
W & F


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* pour les copains ariégeois qui cherchent un électricien compétent, sympa, arrageant et disposé à faire de l'accompagnement et/ou accepter un manœuvre débutant avec l'envie d'apprendre, on vous recommande chaudement S. Contactez-nous et on vous filera ses coordonnées!
** pour ceux que ça intéresse, voici un lien vers le portail du Ministère de la Transition Énergétique et Solidaire, concernant les exigences réglementaires en vigueur dans le secteur de la construction de bâtiments.

Thursday, August 31, 2017

home(t)raveling: month 2

with more and more help from our friends!

Second month! Nine whole weeks already: feels unreal ; been hectic ; looks unbelieveable ; is exhausting ; sounds weird ; tastes wonderful ; mostly just amazing. It could be a dream and it's pretty much like a dream. Look at it this way: large, empty (and ever-changing) rooms ; people who come by and go unexpectedly or providentially (our dear G. for instance, initially visited for a few days and ended spending three intense weeks with us) ; things stored in unlikely places, resulting in goofy/poetic/chaotic settings ; space and time uncoiling a bizarre way ; little or no connexion at all with the outside/real world ; and one doesn't seem to be sleeping ever. Home(t)raveling is a little bit like waking life, only that the string quintet we listen to day after day does not play an intriguing tango theme but some delicately chiseled accompaniments for Silvia Perez Cruz' unique voice. - See for yourselves:

suggested therapeutic protocol: listen at full volume, once daily, for a whole month. either during or between meals.
don't dilute in water. wine is fine. in case of overwhelming emotions, increase the dosage and keep listening.

Well, August was not only dream-like. It was also a bit of a rush. of a rash? Intense, stressful and very busy. Wallis was still working at the local vet clinic, with the owner/boss suddenly deciding to take two weeks off. On a weekend's notice, she was left with the keys, the pets, the trouble and all the rest. "Do not call me over the next ten days, I feel so tired!" was the last thing she heard. "Do not talk about work, I so wish I weren't back in this shithole!" would be the first thing she'd hear afterwards. Meanwhile, Futuna had a good load of translations to deal with, including an on-site 4-day mission for a client somewhere in the outskirts of Copenhagen, Denmark. Yes, Copenhagen, Denmark - forgive the absence of funny letters, crossed O's and weird accents, I can't afford to spend the next hour looking for them into blogger's menus (thære yøu gøøkåy? nøw, plæse givæ me å bræk, I'm låte!). Hopefully, there'll be a little illustrated post about this uncommon and freåky adventure sometime søøn*.

the living-room back to bare brick and stone - "shall we never forget those wallpapers..."
For now, we're in the second half of August, right in the eye of the tornado with Futuna away to sit at someone else's desk (ain't that gross?) and Wallis alone to deal with someone else's clinic (ain't this creepy?)**. Alone? Not really: her dear friend M., just landed from a few years in Dominican Republic, came to spend these critical days with her. She took on the meals, scoured some door and window frames and gardened like crazy, while allegedly working on her PhD... Impressive how the procrastination bug can get one to engage in and work on - often way harder than... - any random task that one may come across on the way to not doing what they're actually supposed to. Ha ha ha! It also happened to be our tiny village's summer fest and the nights were apparently quite sleepless, full of cheap music and bouncing drunkards all around. Fortunately, that is precisely when our friends M. & A. (who are not only friends but also architects - yes, you can be two and even more things at the same time. They, for instance, were our neighbours in Barcelona, before becoming our friends. And by that time, they had been architects for years already! ain't that crazy? right? right?), decided to take a long weekend to come visit us and set up a site meeting.

the (great) job done by M., L. and M. & A. in the garden (we also both helped, eh!), especially trimming the ivy from the central hedge (ain't that contradictory?)
They also took our dear L. with them, who came to visit us for the second time already, and was ready to work on the doors and windows that she had left unscoured on her first stay. Friends, friends, friends! Well, now is indeed a good time to extend our warmest thanks to M. & A. for being with us, visiting with us, looking at every little thing with us (and with their architects' eyes), councelling us and advising us, calming us down and cheering us up, supporting us, guiding us through the whole process, thinking phases and ways to do, finding how to's, options and solutions, all this before we actually started anything... All along these 2 months and those 3 others before the project even began, M. & A. treated us with their friendship, knowledge, expertise, ideas, tips, warnings, sketches, calculations, software proficiency and last but not least, with a good load of embotits catalans at each of their visits! Thank you so much, M. & A. : Home(t)raveling wouldn't be the same (it probably wouldn't be at all) without your help, skills and enthousiasm!

our small (but efficient) door and window renovation workshop with part of the results (more soon, once we figure out how to use the router...).
Another important task of these peaceful and nice summer days was un-glassing, scouring, cleaning, scrubing, sanding, treating and oiling the doors, windows and frames of the first and second floors. As for the doors, we had done some already, and the windows would need further processing with the router, so as to make them double glazing-friendly. This, we'll show it later on, as soon as we've figured out how to do it... Oh, the joy of being a permanent, full-time beginner at things and learning new stuff everyday! Anyway, at some point, we were unable to work on them anymore and had to find some new tasks. While A. kept working on some designs and plans, M. took some pictures from original points of view and we finished to remove the plaster and lattice false ceilings in the first floor. Supposedly an easy job with no surprises nor major issues to be expected, it came with a good fright and a close-to-falling-off-the-ladder Futuna. Feel free to come in and have a closer, it appeared to be long-abandoned: a dry, empty and extremely fragile architectural masterpiece! Now, ain't that super cool, super beautiful and super impressive? We don't really know whether this is from wasps or hornets, as there was nobody around to give us the answer nor bite us, but it's a good thing we found it and removed it, just in case it happened to be a seasonal resort or something like that...

any expert out there? a quick search on the net suggests it could be european hornets. A gorgeous, scary, psychedelic tiny house inspiration anyway!
Last but not least on this entry: another friend came to visit over the past few weeks. Not very helpful but you know, the important thing is to get involved. Not very talkative either, but we eventually learnt his name from the neighbours (who happen to be his owners). He's called Oreo (any resemblance with the name of some famous black and white cookies is probably a coincidence...) and he's quite NOT interested in cooking nor doing the dishes, BUT really keen on eating any bit of tuna, ham or chicken we might have for him. Ah, and he loves licking a yogurt lid every now and then, too. But who doesn't? It's been fun to have him around, to see how he go less and less shy and how he got bigger and bigger through the weeks, too. It's probably time somebody took the decision to have him neutered already, but we believe it's too muh of a responsibility for us at the moment and the owners, who don'treally speak to us, don't seem likely to blame us anyway ...Wait and see.

last but not least, our new friend/neighbour Oreo helpin with the elderberry harvest!

Time to conclude - cause I'm gonna be kicked out of the university's library soon - not by anybody in particular but the sound of my gargling stomach! So yes: friends, friends, friends! And thanks, thanks, thanks! None of this would be nor would have been possible without your help, energy, sweat and support! We love you all!


We'll be back soon!
Take care and enjoy September
Futuna & Wallis


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* Better not to promise anything about more blog posts, right? Promises only exist for those who believe them, don't they? Ha ha ha. Sorry.

** "New challenges everyday! Living life to the fullest! Tomorrow a little bit more! On my way to Hawai! The sky is the limit! Wooooooh!" and more global-citizen-CS-friendly-positive-thinking crap.

Saturday, August 12, 2017

home(t)raveling: setmanes 5 i 6

with a little more help from our friends!

la xemeneia i el llibre* que mes triomfa aquí aquest estiu! ;)
Doncs, no n'estic segur però podria ser aixo el nostre primer post en català, ¿oi que si? Ostres! Aleshores, demano sol.lemnament a totes les catalanoxerrantes i tots els catalanoxerrants que em perdonin: mai he arribat a encertar ni tan sols 3 paraules seguides en el Gran Dictat i el meu nivell de català ès inversament proporcional al meu entusiasme a l'hora d'escriure aquest post. I en ambdues combinacions, aixo pinta malament... Home, ès el que hi ha: al menys, no us vendré gat per llebre. Però com volem fer-li avui un petit homenatge a un gran amic, semblava que aquesta era la forma mes adecuada. Aixo va per en G., el nostre estimat fanàtic, nascut al Llobregat i exiliat per amor entre Ponent i Aragò, que ens va acompanyar i ajudar aquestes últimes 2 setmanes per aqui Can La Meunière. I ès que no nomès vam compartir moments i xerrades molt agradables, sino que també ens va treure de sobre una feina titanesca, que mai haguessim imaginat poder abordar (ni parlar de terminar-la) en els propers mesos! Tot plegat, i un cop buidat i netejat l'estable (veure el anterior capitol aqui), va fer-se carrèc de la granja, per buidar i netejar-ho tot, amb un xic de la nostra ajuda però practicament sol. Ni he arribat a explicar encara que ho ha fet tot penjat amb cordes i a una velocitat que a dures penes ens donava temps d'anar gestionant els escombros i les muntanyes de m---- que sortien d'allà dalt!

Per ilustrar i documentar una mica la cosa, que les meves paraules - tristement - ès queden cortes, aqui sota teniu els "abans" i els "després" corresponent a la part de la granja:

planta segona de la part dita "la granja": abans, abans i mentres... i ja a punt de plegar, amb tot buid i net - només quedarà fer-ho tot nou... un dia futur.

planta primera abans, abans i mentres: ¡qué lluny queden les finestres! després: buid, net... i amb vistes a la muntanya!
Doncs, després de tot aixo, fins i que ens trovavem ben cansats, encara li van sobrar unes miques mes de temps i de ganes... i ens va preparar una habitaciò sencera abans de marxar! Treure el fals sostre i tot el paper de paret, deixar-ho tot net i preparat per a la resta de feines: tractar bigues, fer l'aillament del sostre, pasar-li una capa blanca i neta at tot areu i finalment polir i tractar el parquet del terra. El objectiu: arribar a fer-ho tot i que estigui acabat abans del invern, per tenir una habitaciò (i idealment totes dues) en condicions. Just vam aprofitar el seu últim matí amb nosaltres per anar a la déchèterie a portar tota la runa i quedar-nos un altre cop amb totes les bosses que van tornar a caure en una crisi de buid (existencial).També, amb les feines no-de-casa-sino-de-les-que-s'han-de-fer-per-jalar que se'ns acumulaven, al mig de un huracà d'estrès i de deadlines imposibles, vam rebre una breu visita del nostre A. nacional i la seva M., que van parar a saludar i prendre la mida del chantier al baixar de un Vicdessos plujós, abans de continuar la seva ruta de l'estiu cap al Quercy. Ja tornaràn amb mes temps!

i un cop mes encara: abans, mentres i després. no hi ha res mes per dir, però si per fer abans del invern i de l'arribada del fret...

A l'hora de concloure: finalment, encara que hagi passat uns dies abans, quan encara hi era en U., van aprofitar una estona que ni la Wallis ni jo erem a casa (i just a l'hora de la migdiada, amb la calor que feia, ai, aquests nens que mai aprenen!) per posar-se a realitzar a 4 mans un petit projecte ben bonic i indispensable per l'estiu... del que tant nosaltres com totes les properes visites gaudirem sense moderaciò. Voilà! Amb aixo i diuent-li (¡No! Cridant-li) un cop mes moltísimes gràcies per l'ajuda, l'energia i el bon rotllo, us deixem actualitzats amb aquest número de home(t)raveling. ¡Que vagi bé i fins aviat!

a 4 mans (de fusters): un petit projecte bonic i indispensable per l'estiu.


i molts petons per a tothom,
Wallis & Futuna


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* també podria veure-es aquesta entrada com un petit homenatge a l'artista que va produir aquesta auténtica pepita que no nomès us recomanem urgentment, sino que a mes i mes podeu demanar i us passem contacte per demanir-li una copia... o dues!

Sunday, July 30, 2017

home(t)raveling: mois 1!

with a "little" help from our friends...


Voilà, ça y est : ça fait un mois déjà qu'on a les clefs et deux semaines qu'on s'est "installés" - les guillemets sont là pour relativiser le degré d'installation. Mais après tout c'est l'été ariégeois, il fait toujours beau et chaud, les fruits mûrissent tout seuls dans le jardin, au point qu'on se demande si ce n'est pas Masanobu Fukuoka en personne qui s'en est non-occupé ces dix dernières années. Du coup, à part se débarrasser du lierre petit à petit, mètre carré par mètre carré de mur ou de sol, on va plutôt essayer de planter plus qu'on n'arrache. Eso sí, la règle numéro 1 : faut qu'ça s'mange et/ou qu'ça soigne !
le petit grand miracle d'avoir des amis qui font entrer la lumière...

En fil rouge de ce premier mois d'home(t)raveling : les amis, qui sont venus nous voir et mettre la main (et la patte) à la pâte. Certains pour quelques heures, un ou deux jours, d'autres "un peu" plus longtemps - les guillemets sont là pour souligner délicatement l'euphémisme, façon ombre à paupière. Après la visite-éclair de M., M. et U., on a retrouvé N. et A.-S. un dimanche matin avant de recevoir d'un coup L. et G.

C'est là que les choses sérieuses ont commencé. L'équipe de choc, libérée pendant 36 heures d'un Futuna terrassé par la grippe (en plein été ariégeois, dans le plus pur style man flu), a décidé de s'échauffer dans l'étable. Objectif(s) : vider tout le capharnaüm pourri, rouillé, cassé, rapiécé, décomposé, momifié et composté accumulé sur le sol du premier niveau, trier et jeter tout ça, démonter les planchers et laisser la structure porteuse à nu en vue de démontage, traitement et restauration. Agonisant sur le canapé en palette transformé à la hâte en hôpital de brousse; à la fois à moitié étouffé et tout entier grelottant sous 3 ou 4 sacs de couchage en pur duvet d'oie de Gascogne, la vue brouillée par d'épaisses volutes que dessinait la fièvre, dans un état de semi-inconscience, Futuna n'a rien vu et à peine entendu le fracas : "Dieu! La voix sépulcrale des Djinns - quel bruit ils font! Fuyons sous la spirale de l'escalier profond" (merci, Victor, de l'avoir si bien dit!). Quand il est revenu à lui, il restait juste à prendre l'appareil photo pour préparer une petite séance d'avant/après.

On commence donc par l'étable :

et pour démarrer en douceur, voici un petit "avant/après" assez classique : vue du bidule d'en bas et du bidule d'en haut - dingue, non? 

Encore une fois : spécials remerciements à notre cordiste attitré et favori, G., pour le travail titanesque et en hauteur, ainsi qu'à l'équipe au sol pour le recyclage, la séparation, l'entreposage et le nettoyage! Il leur a fallu une journée pour un poste qu'on avait estimé à une petite semaine à nous deux... Voilà, ça, c'est fait! Du coup, quand on s'est retrouvés à nouveau tous les 4 le lendemain - aussi au complet que le club des 5 quand ils sont tous là sauf le chien, ou au contraire comme les 3 mousquetaires qui ont toujours été quatre - on a décidé que décidément oui, on en voulait encore. Et on est allés s'occuper de la cuisine et du salon. Objectif(s) : ouvrir l'espace et piquer tous les murs pour revenir à la ge de pierre. L'idée étant de refaire des enduits traditionnels en chaux-chanvre pour isoler tout en laissant respirer les murs; et l'idée étant plus de montrer ce qu'on fait que de parler de ce qu'on aimerait faire. ;) Puis c'est vrai qu'avant de faire, il faut souvent défaire, disait le vieux sage.

Bref, on continue avec la cuisine et le salon :

le rez-de-chaussée "avant" en mode fake-oramique : cheminées, portes, murs, papier-peint (!), encore des murs et... plus de papier-peint (!) 
en 5 images, le résultat de 2 jours de travail et 2 jours de plus pour recueillir et évacuer les gravats puis nettoyer: let the sunshine, the sun shine in...
En retirant les faux-plafonds en lattis plâtré, on avait pu s'assurer que les cloisons du couloir ne reprenaient aucun poids : le lattis était continu au-dessus des murs et n'était ni écrasé ni déformé. Pas de danger, on pouvait les enlever puisqu'elles ne travaillaient pas! Le perfo' a donc repris du service et les sacs à gravats ont à nouveau eu de quoi combler leur vide existentiel. Hum... Puis bon, à force, travailler comme des forçats du matin au soir et au grand air, j'veux bien. Mais ça vous ouvre l'appétit, tiens! Donc on a aussi un peu pris soin de nous et on s'est gâtés mutuellement. Comprendre : on a cuisiné à tour de rôle. À un moment donné et en tout cas beaucoup trop tôt, L. a du retourner à Barcelone et on s'est retrouvés tous trois face à la place qu'elle venait de laisser. Snif. Pour se consoler, on est partis finir la mission qu'elle avait si bien commencée: restaurer les portes des chambres (entendre: décaper les quelques couches de peinture épaisse accrochée jusqu'au fond des moulures, gratter et poncer tout ça comme des dingues, faire trois passages généreux de xylophène contre les bébêtes qui à une époque ou une autre y ont élu domicile et puis, bin non tant pis, on f'ra la vaisselle demain matin on va pas reboucher tout ça avec de l'enduit ni les maquiller comme des voitures volées, ni les repeindre façon ravalement de façade pour prétendre qu'elles sont neuves. On va plutôt la jouer beauté au naturel à la Beyonce et #Photoshop, non merci...)

you know that it would be untrue, you know that I would be a liar, if I were to say to you: Girl, we couldn't get much higher...
Heureusement, très vite après ça, notre cher U. a fait une étape de quelques jours sur son summer tour et on a récupéré une équipe de choc. Avec des batteries chargées à bloc et une furieuse envie de cuisiner qu'il a d'ailleurs assouvie sans retenue, il nous a communiqué son énergie hipster d'estivalier festivant - à moins que ce ne soit le contraire? Et nous a aussi beaucoup gâtés! Pendant les horaires de travail et aux fourneaux. Pour ne citer qu'elle, l'extraordinaire blue rondo ala Turquiche-lorraine qui passera à la postérité bien qu'on n'ait pas eu le temps de lui tirer le portrait of Tracy. Il a aussi trouvé le temps de gagner une grande bataille contre le lierre, avant de s'envoler vers d'autres horizons et d'y retrouver d'autres estivants festivaliers - à moins que ce ne soit l'inverse? Dans ce florilège de coups de main et de soutien moral et physique, il nous faut aussi remercier beaucoup beaucoup beaucoup nos Lauragois préférés, C. et L., qui ont reçu, pris en charge, accompagné, conseillé et mentor-é un Futuna #au bord de la crise de nerd* dans sa toulousaine croisade pour récupérer d'urgence une bécane et pouvoir se remettre au travail vu qu'août promettait un pic d'activité aussi inattendu qu'opportun. Et que les semaines allaient être "chargées". Oui.

fidèle à son éthique, U. s'isole pour ne pas faire la même photo que tout le monde.
Ce qui n'est pas un problème, au contraire! C'est du travail. Justement, on adore ça. Et on dormira cet hiver. Et comme ça, on ne passe pas juste toutes nos journées à travailler au chantier : on passe aussi la moitié de nos nuits à faire nos journées de traducteurs. Ha ha! Et peut-être que vous ne saviez pas que Wallis est à temps partiel dans un cabinet vétérinaire voisin, pour occuper encore une demie-journée çà et là.

Donc, voilà : incroyable mais vrai, l'eusses-tu cru? etc. En dix jours et après une vingtaine de voyages à la déchetterie avec le 2c15 (dont l'essieu arrière est depuis revenu à l'état sauvage) et une remorque prêtée (main forte) par J.-M. (un ami du coin et du cru qu'on salue et qu'on remercie encore chaleureusement au passage pour son aide, son enthousiasme et ses réponses à toutes les questions que l'on peut se poser), avec une soixantaine de sacs à gravats (enfin, y'en a que 9 mais on les réutilise, hein!), des big bags, de grosses poubelles de 80 litres et avec toute l'expertise d'un cordiste sur-entraîné, on a vidé TOUTE la m---- accumulée ici depuis au moins II siècles! Comme dirait le gars de la fromagerie Saint-Augustin : "t'as qu'à vider c'qu'était plein lô, pis l'remplir une fois qu'y s'ra vide." On a fêté tout ça et cette date symbolique du premier mois en faisant la montée au sommet du pic, juste au fond du jardin, un jour que le soleil descendant caressait les flancs du Prat d'Albis et que la lumière était belle. On se serait cru dans un roman de Giono, sauf que ça manquait de moutons et que ce n'était pas la Provence. Mais pour le reste, on y était...

un peu de chanson francophone: tout près du ciel j'ai ma maison, là-haut il fait si bon. ça vous rappelle quelque chose? rien? un classique!

L'heure de conclure: ça fait un mois à peine et déjà, on dirait ailleurs, une autre maison. Ou plutôt non : on dirait enfin cette maison, ici! Et on dirait le sud, oh oh. Le temps dure longtemps. Et l'énergie a changé et c'est comme si tout ça respirait à nouveau (et toujours en été**). C'est sans doute le plus agréable, de sentir que tout cet enthousiasme qu'on dépose ici flotte dans l'air des pièces, danse dans les raies de lumière devant des fenêtres et crisse un peu sous le pied, des fois, dans l'escalier. On est morts de fatigue mais super contents et on remercie infiniment tous ceux qui sont venus apporter leur(s) pierre(s) à l'édifice. Le projet est énorme et des fois on chante un peu faux, mais on sait qu'on s'en sortira, avec un petit coup de main de nos amis...






Merci encore,
à bientôt
et plein de bises.
On vous aime!
Wallis & Futuna


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* je sais que c'est la honte et la zer-mi, mais je tiens à préciser que je suis absolument fier et ravi de ce calembour. sur lequel je plante, sans que mon bras tremble le moins du monde, le drapeau chatoyant d'Un(t)ravelandie. Et j'ajoute : je suis en train de me marrer tout seul en le disant à voix basse: au bord de la crise de nerd. Énorme. L. F., MERCI pour ton intervention miraculeuse et si tu me lis, celui-ci est pour toi!

** et tant qu'on y est, merci à M. Bernard Lavilliers qui ne nous lit sûrement pas mais qu'on écoute avec toujours autant de plaisir, qu'il chante Nino ou Bonga...